mardi 30 septembre 2014

Oh ἄφθη...

Oh

ἄφθη...
 
mes génies
mes farfadets

la plupart du temps
vous
êtes
taquins
sages
et mignons
vous êtes
bénéfiques
et paisibles
avec moi
mes insolents
et je suis généreux avec
vous

mes petits lutins

je vous offre
gite
et
nourriture

hospitalier

mais il y en a
de redoutables

des Krakens terribles

des ignobles qui jouent au pilou
avec mes nerfs
qui me harcèlent
me piquent



acides anges

les vilains avec leurs lances acérées
me triturent
bouche
langue
et lèvres
de leurs épées
et me lacèrent

cruels
esprits

l'âme!

Ces méchants lansquenets
viennent capricieux


sans être invités
qu'avec gruyère
noix
citron
et vinaigre


les gourmands


raffolent
de me voir torturer

les méchants
de me faire souffrir
petits-maitres  
délicats 


les monstres

usent
avec moi
de fouets
et de coups
dans la tempe!

Ah



ἄφθη

 contre vous je suis obligé de me battre
à coup de Pansoral

atomique

et 


alors vous expirez
mes lutins diaboliques...

pourtant alors je pleure
de vous voir mourir


trop sentimental

ἄφθη

 mes bourreaux
rosaces blanches

mes odieux

mes cruels



aphtes!



Oh

ἄφθη...

Adieu Eric adieu candide plongeoir!

Ah Eric te reverrai-je au Paradis au plongeoir
Dans les nuages chahutant avec les angelots amibiens
Piquant leurs auréoles à  la barbe de St Pierre
Nous amusant comme insolents amis bien
A la Schwimmbad ensemble au plongeoir
Frottés non pas par l'eau la javelle les pierres
Mais par le duvet et le coton des nuages?

Ah Eric la vie nous a fait un méchant  plat
L'amitié source vive est tarie- saccage!
Plus de soif étanchée plus de partage de plat
En commun plus de nage à deux...  blues de la piscine!
Et je pense toujours à  ce pauvre plongeoir
Où  deux enfants de 14 ans se chahutaient un plat
Plouf peu leur importait! Ils se seraient partagé le même le pire brouet!

Maintenant désaffectée  doit être  cette piscine!
Le plongeoir est sûrement  usé et rouillé!
Et tous les soirs pourtant mes rêves  m'y ramènent à  Trèves 
où  plouf dans un bassin tiède synchrones plongeaient apnée
Deux enfants jadis amis deux fantômes! Trêve
De mes sanglots Muse cesse cette triste plongée

Adieu Eric adieu candide plongeoir!

lundi 29 septembre 2014

La demande

Ah
jeune groupe de rock japonais


vous m'avez envoyé  un message
me demandant
humblement

Maitre
accordez nous un poème
laissez nous chanter vos vers

nous ne comprendrons pas
pas les paroles

certes

vos rimes sont barbares gazouillis


certes


mais
inexplicablement

nous vous adorons

laissez nous
pleurer
sur vos rimes

Maître 

s'il vous plait!

Ah
mes jolis

je vous ai lu

avec attention

et je ne fais pas le modeste

j'ai composé pour vous
mon plus joli poème

et je ne joue pas au paon vaniteux

je m'y trouve excellent

et je me suis réjoui
en le rédigeant

et j'ai pleuré
mignons
ensuite
en vous écoutant

en m’émerveillant  de votre CD

et j'ai versé des larmes
en m'interrogeant
en vous questionnant


Disciples

répondez- moi

Pourquoi
mes jolis

en amis

fraternellement

ne m'avez-vous pas
banalement
amis

tutoyé?

vendredi 26 septembre 2014

douces sylvidres!

Ah

douces sylvidres

gentilles envahisseuses

j'ai toujours compati à  votre sort
jolies empoisonneuses de l'espace
je vous aime tant

et pourtant
je ne le devrais pas
méchantes sirènes
si j'ai du bon sens!

Ah

douces sylvidres

je tremble à chaque Épisode
je me lève 
crie

allez les sylvidres!

je prie votre victoire
petit traitre  terrestre!
Las
à  chaque Épisode 
las


douces sylvidres
les gentils vous transforment en torches

et je pleure
 sur vos cendres
 alors
mes insensibles extraterrestres

douces sylvidres
et
 je gémis
 plus qu'il n'en faut 
Corneille disciple!


Ah

douces sylvidres
 que je déteste
  l'horrible pirate
le cruel capitaine 
qui vous tue
glacial
sans un remord
macho flibustier

douces sylvidres!

Ah 
si Ramis pouvait en douce

l’égorger
le saigner
l’éborgner
cet Albator

nous en débarrasser
définitivement
douces sylvidres!

Peine perdue hélas!

O

douces sylvidres




parfois

je rêve
que vous l'avez emporté
finalement
qu'Albator et sa clique de forbans
 dansent
pendus
ainsi que le scénariste  et le staff
au mât  du vaisseau de la Reine

et

 j'imagine
que j'amène
 hors de  l'influence
d'Albator

mon gentil Ramis

qu'il ne joue plus
à  la guerre
que pour de faux
et
qu'il ne tremble plus
votre page Kay
que d'amour
pour vous


douces sylvidres



reines des neiges!

Et

mes sylvidres

épouvanté par mes pensées sanglantes

je me réveille

de votre magie

sorcières si jolies




 de vos sorts

jolies fleurs empoisonnées

 de votre parfum capiteux

roses maudites

de votre beauté

qui me rend méchant

douces sylvidres

qui me fait haïr ceux qui vous tuent ...


pourquoi donc n'êtes vous pas bonnes 







épineuses


douces sylvidres!

mercredi 24 septembre 2014

puits de l'Auture

MAI
 
 puits de l'Auture les vagues verthuitrent mon chagrin crazannent
 
 mes carelets 
 
 
 
 
 les vagues!

mardi 23 septembre 2014

PINCHER MARTIN de GOLDING!

Ah

lecteur Caïn
ne me retiens pas

je suis parti

compagnon
ne me freine pas

je démarre

ami
ne me fais pas la morale

la Muse
sirène
me tente
Babylone

camarade
ne me dicte pas la Politesse

je suis effronté

mousse

je libère les voiles pourpres

et tire la langue
à  mousseux Neptune!

Mais

ouragan sur le Caine

mon navire poétique affronte la tempête


et je prends la barre

et j'affronte
la houle

et je me découvre

audacieux
téméraire

capitaine

moi qui suis
habituellement

froussard

Poète!

L'équipage obéit
et prie

et
moi





je crie!

Ah

trop tard

emportée  par la vague
ma nef  s'élance

vers le ciel bleu azur


phaétone
vers le soleil

et se fracasse
sur les rochers



malheureuse

et mon joli
bateau

coule

et je plonge
le dernier






capitaine courageux

cris
tumulte!

Sur la grève 

je gis
et me réveille

seul
désemparé


pas de blonde Calypso ni d'envoutante rousse Nausicaa

ni de joli roi Phéacien

aux boucles brunes
au teint de lait

pour me consoler

et je pleure
sur l’Ile déserte

personne à  part moi


et un livre

juste un livre!

Merci Apollon

je vais le lire
sous tes cocotiers

que tu me mets
gentiment

dans mon poème

aimable fils de Léto

et je vais attendre
naufragé
Robinson

ton prochain navire poétique!

Ah

je prends le livre
et me mets

sous l'ombre

et mange une noix de coco Bounty





et je me lèche les doigts

et touche la couverture

déchiffre

le titre!

Ah
maudit dieu

cruel Apolon

dois-je te louer
pour la sureté de ton choix

GOLDING est un grand auteur
et son Prix Nobel
est amplement mérité

en plus
en Anglais


ou
dois-je te maudire

encore une de tes pitreries

je vais encore pleurer
sur le sort
de ce naufragé

me lamenter
sur son sort

pauvre Chris Martin!

Ah

c'est certes
à mon avis

son meilleur livre

mais à ne pas lire
désemparé
abandonné

sur une Ile déserte

pourquoi m'infliger ce livre?

je pleure


cruel Apollon


pourquoi ce livre magnifique
dans ces circonstances?


pourquoi  donc te bénir?

et je me plonge
dans la lecture
déjà

merci Apollon

de

PINCHER MARTIN
de
GOLDING!

maudit coup d'estramaçon !

Ami fantôme
joli brun bouclé au teint pâle

je m'approche sans arme
je suis venu pacifique
te rencontrer sur ta tombe et je médite

le destin

qui t' a trahit mignon d'Henri II

et je pleure ton sort tragique

maudit coup d'estramaçon !


Impétueux jeune homme

tu as arrosé de ton sang
l'herbe
ici
à  Saint Germain en Laye
les mauves et les violettes

un jour de juillet
maudit Cancer

et tu gis
vantard incorrigible Yys
insolent bretteur tombé

ici

dans ta folle jeunesse
délaissé  de ton roi
qui te regardait insensible

ami ingrat

 mourir

maudit coup d'estramaçon !


Présomptueux  jeune homme

tu ne le savais pas
tu as invité sans le savoir
la Mort
et elle est venue te faucher
l'insolente
te caresser les cheveux
amante

là 
à  ce duel
à  ton banquet plantureux

et tous tes amis se baffraient
et
se partageaient les restes

alors que tu expirais
 
maudit coup d'estramaçon !


Ah

même Dieu t' a abandonné 
 
 et
 
 Ronsard préfère  vanter ton adversaire

et
 
 toi même
 
  tu as préféré  
 Dame Mort
 à ses soeurs Honte Infamie et Pauvreté

et 
 
tu as arraché les pansements 
de tes jarrets meurtris
stoïcien  escrimeur
dans un accès  de rage
toi même
 suicide
 toi même
 assassin

maudit coup d'estramaçon !
 
 
Ah

la postérité
  retient
le coup de Jarnac 
 
 coup d'estramaçon

mais bizarrement

n'a pas retenu ton nom tes titres

-la vilaine
les trouvait peut être  un peu trop longs!
 

et je verse des larmes 
 
sur ta tombe 
 
et je pleure ta mort belle barbare cruelle  
 
bien seul

dandy jouvenceau
emporté
trop orgueilleux

François de Vivonne seigneur de La Chataigneraie
 
maudit coup d'estramaçon !

Thot Poète!

Prête -moi

ta


plume


dieu

scribe



borgne

Ibis

clair
de
lune

ambulant


Thot

 
Poète!

lundi 22 septembre 2014

Vive le Roy!

....
Chut le gardien peut venir!
Et j'ai pris
la craie blanche
volée tout à  l'heure
subrepticement
petit Hermès  de 9 ans

et 



 athlète

je nettoie
le sol
enlève
les cailloux
je prépare  le terrain

en enfant ingrat
à celle qui m'a élevé
enfant récalcitrant  à  celle qui m’éduque
je tiens le bâton
en tirant la langue
de biais
je savoure la poussière
fine
qui colle la peau et l’âme

esthète!
....
A chaque fois
que la Classe est finie
avant de faire les devoirs
et de regarder
Candy
puis
Goldorak
ma soeur et moi 
nous jouons à  Levallois
sur les toits colorés Barbapapa
pentus
aigus
du Conservatoire
et nous tremblons
le gardien va t-il nous surprendre
nous sermonner
nous mettre à l'amende?
C'est que le jeu est très  dangereux
à  la Récréation
ce lieu est réputé  par les casse-cou
l'on s'y risque
l'on y tombe
l'on y pleure
et l'on y revient!

Ah

ma sœur fait le guet
et je me décide  
pour l'ultime  
 provocation
j’écris
pour le narguer
ce gardien ronchon
pour la mécontenter
la mégère
 très lentement
trop lentement
paresseusement
 trop paresseusement

et je regrette encore
que dans son nom
elle n'en ait pas
la cause de ma révolte
c'est si poétique
et j'en pleure presque
de ne pas avoir
chipé
une craie rouge

plutôt
pour souligner la voyelle rebelle
l' impertinent
Y
l' insolent
Y
à la fin du mot!
 ....
Et ensuite
nous avons filé
et
 le lendemain
le temps
la pluie
 le gardien
 avaient tout  balayé
 et pourtant ces mots
restent gravés
éternellement
dans ma mémoire
éternellement
dans mon cœur

et
à jamais
 je les grave 
dans ce poème
ce juron pour le Cerbère
ce merde adressé à  la République
 par un enfant de 9 ans 
à la craie

mon acclamation envolée par le temps
-qu'il est beau mon Y à la fin
je savoure toujours
d'ailleurs je vais le mettre en rouge!-

mon

Vive le Roy!

lait moussu!

  Ah
chaque matin

enfant

tu verses

pour ton petit ami

du lait
chaud

moussu

dans un grand bol

c'est ton geste habituel
avant
de partir
dans le froid

tu le remercies
ainsi
ton gourmand lutin
gentil

tu le contentes

de cette boisson
que tu poses
délicatement
au coin de la cheminée

tu en es certain

le fadet
va
adorer

et tu as bon cœur!

Ah

personne ne s’étonne
dans la maisonnerie

mais si cela se savait
à   l’école
tu serais bien grondé

par le Maitre qui ne croit en rien

superstition
à extirper
dirait
le libre penseur

mais si cela se savait
au catéchisme
tu serais bien chapitré
aussi

ne sais-tu pas que ce sont des démons
gronderait
l’ecclésiastique
d'horribles farceurs maudits
par Notre Seigneur

mais
tu n'en as cure
de toute façon

et tu fermes la porte
et tu lui dis
au revoir
en savoyard

et

tu soupires

tu as 6 km
à faire
dans le froid
la neige

que les Étoiles et la lune
pour t’éclairer
seul
pour te guider

dans ce trajet

et

tu te morfonds à  l’École

une journée longue

une journée si longue

 mais

à  ton retour
tu verras

le bol est vide

ce n'est pas moi
te semblera
dire
ton gros matou

et tu te demanderas

curieux

comment est-il donc ce lutin
qui t'aide
qui te protège
qui hante cette maison
qui attire sur la famille la prospérité

et cela te préoccupe
et souvent tu interroges tes parents

comment est-il
le fadet

et

père et mère  ne répondent pas
et haussent
les épaules

ils n'y croient pas vraiment

non plus

en ce début du XXième siècle

contes de veillée
divagations d’ancêtres

mais pourtant
père  et mère

scientistes

te laissent
néanmoins
gâcher du lait
chaque matin

du bon lait

n'interviennent pas
dans ton manège

un  bol de  lait

et te disent
de ne jamais le déranger

de ne jamais le surprendre
de chercher à  le voir

si le fadet existe
il maudira
la maison

que des malheurs
si le génie  est mécontent

sceptiques
campagnards

ne sait-on jamais?

Et

tu en remercies le ciel

leur cupidité

 te  permet
de régaler
ton lutin
reconnaissant
d'un bon bol
généreux

comme eux

ils l'avaient fait
enfants

de bon lait

d'un si bon lait

de lait chaud

de lait moussu!

vendredi 19 septembre 2014

...pauvres dieux infirmes

Pauvre gentil Héphaïstos pauvre dieu boiteux infirme
Forgeron mal aimé des Hommes et des Dieux olympien
Tu es si utile  pourtant tu  ne provoques qu' hilarité
Mépris ou dédain pourtant ton atelier tient firme
De l'Enfer pourtant toujours avec familiarité
Tu forges le fer dans la chaleur et la sueur!

Comme toi tes cyclopes ne sont pas des Hyacinthes! Charité
Les dieux t'acceptent pourtant mais ne te regardent qu'avec peur
Pauvres jolis Immortels avec eux pas de parité!

Il n'y a qu'un dieu pourtant qui t'aime bien dans les vapeurs
De soufre  et  le fer rouge te parle c'est le gentil Éros!
Il a tant besoin de tes flèches  il en est insatiable
Et puis il est tendre te console touche ta bosse!
Pour lui tu es un personnage remarquable
Il se met à   côté  de toi te sourit sale gosse
Tu devrais lui en vouloir il t'a joué  un tour pendable
Ton beau-fils! Ta femme et Arès t'ont trompé rosse
Amour pourtant il est le seul à  te comprendre quand tu beugles
Toi le boiteux! Il te fixe lui l' aveugle!


Et vous pleurez tous deux seuls pauvres dieux infirmes

Et toi encore plus pour le pauvre Éros -   beau et aveugle!

jeudi 18 septembre 2014

JENS et HANS!

Dans
cette île  de la Mer du Nord 
ballotée 
entre le Danemark et l'Allemagne 
tous les jours
depuis qu'ils sont en vacance
les copains de 14 ans
prennent
vélos et serviettes
et
vont sur les dunes!

Ah

le blond Jens
rêve  de partir
très loin de cette maison
austère
il sera marin 
il  voguera
dans des contrées
baignées  par  le vent amical
qui lève les cheveux et les blancs sables de la Baltique
au loin 
l'aventure l'attend
une mer amante chaude
des sirènes
des odeurs de miel et de curcuma
des couleurs de safran et de vermillon
des églises chamarrées  

la Méditerranée 

les gâteaux en étoile au gingembre et les étoffes de velours
 que l'on ramène
à la NOEL
à sa famille
restée dans l'Ile

tout lui chuchote

pars

et il pleure heureux!

O

le brun Hans 
lui
aime cette Ile 

le vent qui souffle
le sable qu'on avale 
et
que l' on crache 
les veillées  du pays 
pendant lesquelles
 les légendes
sont racontées
en frison
par les grands-mères
aux enfants terrorisés 


histoires
de fantômes
rôdeurs
d' ancêtres
maudits
naufrageurs
 damnés
et  les grands-pères 
écoutent goguenards mordillant la pipe 
il officiera Pasteur
dans la petit église de pierre de cette Ile  encore païenne  

tout lui chuchote

reste

et il rit triste! 


JENS et HANS!

Adieu Cognac je ris odieux cognac je pleure!

Adieu

Cognac


je

ris


odieux



cognac


je

pleure!

mardi 16 septembre 2014

Charentais!

Ah

gentils académiciens

ne me craignez pas
ne redoutez pas
mon orgueil
ne tremblez pas
devant
mes poèmes
ne frissonnez pas
Pères Conscrits des Lettres

mais


accueillez moi
ambitieux
Charentais!

Ah

je sais 
je pose ma candidature

de Cognac
d’Angoulême
terres

Rastignac

extraction
Poète

je regarde
votre demeure
avec
envie
mais


accueillez moi
ambitieux
Charentais!
Faites
moi
une place

j'aime
le luxe
le doré
républicain
les Lettres
Paris

avec moi
pas de culte du misérabilisme
pas de vénération pour les chaumières cloaques
j'ai faim

mais


accueillez moi
ambitieux
Charentais!

Ah

déjà

je rêve
de déposer
mon bicorne
sur le fauteuil
sur mon fauteuil
mon épée
et
mon écharpe
rouge Jarnac Mitterrand

et de discourir
avec vous

sur la lettre
C



Charentais
mais


accueillez moi
ambitieux
Charentais!

A Cognac A Saint-Léger!

A Cognac
A Saint-Léger

Quatre regards
mornes...

A Cognac
A Saint-Léger

Trois prières
enfantines...

A Cognac
A Saint-Léger

Deux euros
salvateurs...

A Cognac
A Saint-Léger


Un cierge

l
a
r
m
e


la vie est belle

quand
 même...



A Cognac
A Saint-Léger

A  la sortie de l'église

le soleil

illumine

tout


la vie est  si légère!


A Cognac
A Saint-Léger!

lundi 15 septembre 2014

Saint Michel

O

favori de Dieu

blond

Saint Michel

archange

tu frappes, tu blesses, tu tues

blond archange

tu estoques, tu tailles, tu tues

blond archange comme une galette

et

toujours

la bête malfaisante

expire

et

toujours

le Mal Empereur

est défait

et

toujours

le Démon

est battu!


A tes pieds

à la lumière des cierges

toujours

tremblotante

Satan meurt!


Et les anges

dans le ciel

saluent ta bravoure

et les petits enfants

t'admirent

-quel héros!

et les forgerons experts

 apprécient

ton armure 

noire

Rogier Van  der Weyden

qui brille et brille et brille

dans l'église sombre

et Dieu le Père tout puissant

te bénit

ange favori de Dieu!


Et pourtant

personne ne  remarque

de tes yeux

les larmes tomber

et je le sais

chaque coup te déchire l'âme

chaque blessure tu les sens dans ton corps

ton cœur  s'étreint à chaque lame

Dieu t'a choisi pour cette mission

qui t'oblige

et

t'émeut

et tu souffres

plus que ton frère qui s'est révolté

mais toi

tu obéis

favori de Dieu

blond

blond archange

blond archange comme une galette

 Saint Michel

malgré tes larmes

mort au Dragon!

vendredi 12 septembre 2014

Gand

Gand

frondeur
Gand
rebelle
Gand
républicain
Gand

et

 ainsi
 je t'aime
 ainsi

aussi


les rois et les comtes et les poètes

 ne  font pas ta conquête

 facilement

effronté marchand


et

debout

toujours

face aux puissants

révolté bourgeois

tu protestes et tu cries et tu te lèves

fils de la mer du Nord



et

 ainsi
 je t'aime
 ainsi

aussi !

Gand


large
Gand
amical
Gand
gentil
Gand


et

 ainsi
 je t'aime
 ainsi

aussi


les rois et les comtes et les poètes naissent chez toi

et déambulent dans tes rues

enfants

et

tu les vois grandir

parfois trop ingrats

et


 ainsi
 je t'aime
 ainsi

aussi!

Gand

hospitalier
Gand
aimable
Gand
princier
 Gand




et

 ainsi
 je t'aime
 ainsi

aussi

toujours

tu te souviens

Gand
fils de proscrit
Gand


quand les rois et les comtes  et les poètes chassés

se réfugient chez toi

et

implorent ton asile

et

se réfugient dans tes murs


Gand

quand

tu les laisses alors cueillir 
 librement
sur tes berges
comme toi

Gand

ton lys rouge

et

 ainsi
 je t'aime
 ainsi

Charlot

aussi

Gand !


jeudi 11 septembre 2014

bête fidèle

Ce matin

il n'est pas là

son petit Maître

il ne sera plus jamais là

et

en vain

bête fidèle

le pauvre chat tourne en rond

autour du lit

froid!

Tentures et fenêtres ouvertes

le vent
du printemps
le vent pascal

vif et chaud

entre

dans la grande chambre déserte

-un vent
 de
 printemps
 à
MENTON

un vent qui sent  si bon

le cédratier
 et
le sycomore
et aussi
le cyprès!-


un vent  farceur

enfantilleur

qui

caresse

les   couvertures

et les met


une à une


 par terre!


Il n'est pas là

où est-il

 la pauvre bête

 le cherche vainement


dans la pièce

où ne brûlent

 plus

 fumigations et bougies parfumées

dans la pièce

où plus personne ne se tient

devant le lit

en prière!

Dans la grande maison

tout  est rangé aujourd'hui

et

en chants

 la famille est allée aux obsèques

hier

et

le chat

le sent

il va suivre son petit Maître

 bête fidèle

là où ils l'ont amené

bête fidèle

de la maison désolée

demain matin

 bête fidèle

il va s'évader

 bête fidèle

à partir de maintenant

 bête fidèle

il va rester à Menton

 bête fidèle

là où ils l'ont amené

un matin d'avril 1883

à jamais

près de sa tombe

bête fidèle

près de son petit Maître!

---------------------

Un chat

 de ma peine

 ami

au cimetière de MENTON

 me

ronronnait

au soleil chaud

sur
la
 tombe froide
 de
Réginald Drury Arundel
 
fier

l'histoire
 de son ancêtre


bête fidèle!


Et

 je l'ai cru!
















mardi 9 septembre 2014

L’École c'est chouette!

L’École c'est chouette!

brille

sur mon cartable

en fils   dorés

tu parles

je pleure
 

tout en errant

près de l'usine OLIDA

maudit volatile
sur mon cartable
maudite Rentrée
dans mon coeur
maudite année 1976
dans l'âme

c'était plus sympa à BASTIA

je pleure
en balançant
mon soulier vernis
 dans la flaque noire
là bas
le ciel bleu
moutons gris ici
là bas
les jolis cimetières
 afflués
pour la Toussaint
ici....



bah

je retrouve mon chemin

je ris

ce sera aussi sympa à Levallois-Perret

je bourdonne

 dans ma classe
 pas d'Ange
enfant en retard
je me range
 de retour  dans la ruche
abeille 
revenue de sa classe buissonnière
je range
mes cahiers


 mes souvenirs
aussi
ce matin

le temps file si vite

1976
au loin
Levallois-Perret
au loin
l'usine Olida

tout au loin
malgré la grisaille
tout au loin

toujours

sur mon cartable

 en fils dorés

brille

L’École c'est chouette!

dimanche 7 septembre 2014

tel

Mes

quatorze

reines noires

enrobées  de bleu nuit



mes

quatorze

filantes de chagrin

araignées

au plafond





mes

éplorées

quatorze

 veuves

empattées de l'aube



me chantent

tristes

chaque matin

 l'âme


bagatelles



me chantent

mélancoliques

chaque matin


une jolie chanson

tarentelle



me chantent

sinistres

chaque matin

un   air gracieux

tel

quatorze

quatorze

 quatorze fois

tel

dans leurs toiles

pour moi
rien que pour moi
seulement pour moi

tel

dans ma toile

tel
tel
tel
tel
tel
tel
tel
tel
tel
tel
tel
tel
tel
tel

et j'en pleure de joie

pauvre sourd
sur mon piano
 pauvre musicien
 en les accompagnant
dans leurs divagations
 sur mon clavier
 de mes notes

Pour Elise

je l'ai nommé

ce morceau poison

tel
tel
tel
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tel
tel


heureux Beethoven!