mardi 22 décembre 2015

Tous les Poètes ont fait des rimes pauvres; c'est même une preuve d'excellence !


Tous les Poètes ont fait des rimes pauvres; c'est  même  une preuve d'excellence !


Je suis gentil
je me justifie!

"Moi je joue de l'orgue de Barbarie
et je joue du couteau aussi"

c'est du Prévert, je ris
la rime pauvre fait partie
des outils
du Poète,  tant pis,
de  moi aussi

Merci!

lundi 21 décembre 2015

Épiphanie



Abattu
Hier soir
Apollon
J’ai rêvé
Que je revenais
A Delphes
Défait
Abattu
Apollon...


Abattu
Hier soir
Apollon
J’ai rêvé
Que je revenais
Chez toi
Défait
Abattu
Apollon...

Abattu
Hier soir
Apollon
J’ai rêvé que je revenais à  ton sanctuaire
Vide
Abattu
Apollon...

Abattu
Hier soir
Apollon
J’ai rêvé que je pleurais
Sur les ruines de ton Temple
A terre
Abattu
Apollon...

Abattu
Hier soir
Apollon
J’ai rêvé que je pleurais
Sur ton laurier
Desséché
Abattu
Apollon...

Abattu
Hier soir
Apollon
J’ai rêvé
Sur les bords
De ta source
Tarie
Abattu
Apollon...

Abattu
Hier soir
Apollon
J’ai rêvé
De Julien
Du dernier prophète
De la dernière pythie
De ton dernier oracle

Et je t’entendais sans cesse


« Allez dire au roi que le bel édifice est à terre.
Apollon n’a plus de cabane ni de laurier prophétique, la source est tarie et l’eau qui parlait s’est tue. »


Sans fin
Ta voix me hantait
Abattu
 Apollon...


Abattu
Apollon
Ce matin
Au soleil levant
J’ai pleuré et pleuré et pleuré
 Et désespéré
Je  me suis rendormi

Et je revenais à Delphes, à ton sanctuaire, à ta vallée

De nouveau les amandiers y refleurissaient

Et j’ai souri dans mon rêve…odeur de frangipane chaude

Épiphanie
Apollon  revient !

La tortue, Achille, la Mort et le Philosophe

Le destin d' Achille n'est pas enviable

La Mort est trop véloce

 Pleurait la tortue trop sensible....




 Et Zénon l'a écoutée !

A la Lune claire !


Les aubes sont trop courtes
À ceux qui rient
Les aubes sont trop longues
 À ceux qui pleurent

 
 A la Lune claire !

vendredi 18 décembre 2015

Sur Terre !



Des Cieux
Les anges ont entendu
Cette chanson
Cette triste chanson
Monter
De la terre
Monter
Le premier blues
De la gorge d’Adam

Et eux aussi
Ils ont pleuré

Et ils ont imploré Dieu

Pardonne-lui
Seigneur
Qu’il cesse de pleurer
Créateur
Qu’il cesse de regretter le Paradis perdu

Que la joie revienne
Sur Terre

Qu’Adam recouvre l’Éden
Enfin
Que la joie revienne
Dans le monde

Adam a pleuré
Adam est sauvé….

Et lui aussi  le Seigneur a pleuré

Et le Seigneur pleure toujours

Et les enfants d’Adam chantent toujours

Et les anges en  sont toujours jaloux


Jamais
 
Ils
Ne chanteront aussi bien
La Tristesse
Que l’Homme 
Sur Terre
Que les enfants d'Adam
Expulsés de l’Éden

Sur Terre !

mercredi 16 décembre 2015

lundi 14 décembre 2015

A la rame !



Je tire
Sur la rame
Je pousse
Sur la rame
Je tire  
Debout sur mon radeau
Je  pousse et je pousse
Entre les roseaux
Mon radeau fraie
Son chemin
Tranquille
Debout sur la rame
Je pousse et je pousse
Dans une eau douce
Dans une eau saumâtre
Entre les nénuphars
Je pagaie
Entre les fleurs roses…

Et je  rêve
Et je rêve d’un autre radeau, d’un autre lac
D’une autre vie
Sans question, sans rame, sans eau marâtre
Sans radeau
Sans Apollon…


Et je pousse et je pousse
Et je tire sur la rame
Toujours à mon labeur
Toujours à ma rame
Toujours à ma hauteur
Et je me tiens bien
Et je regarde parfois
L’eau tulipe noire
Comme Mick
L'eau noir tulipe
Je n’ai pas envie de finir 
Dedans
Dans l’eau
M'y noyer
Mais je vais tomber
Tôt ou tard
C’est écrit
C’est mon destin
C’est mon radeau
Je  pousse et je pousse
Entre les roseaux
Mon radeau fraie
Son chemin
Tranquille
Debout sur la rame
Je pousse et je pousse
Dans une eau douce
Dans une eau saumâtre
Entre les nénuphars
Je pagaie
Entre les fleurs roses
C’est mon art
C’est mon labeur
Je soupire
Maudit Apollon

A la rame !

Voilà venu le temps des salades Voici Venu le temps des papillons !




Voilà venu le temps des salades


 Voici

Venu le temps des papillons !

jeudi 10 décembre 2015

La reine de Saba!



A Jérusalem
Est arrivé le grand cortège
A Jérusalem
Sont arrivés les chameaux
Et l’or
Et les pierres précieuses
Et les diamants
Et l’encens
Et la myrrhe
Et les jolies esclaves
Et les beaux jeunes hommes
Et l’argent
A Jérusalem
Est arrivée
La reine de Saba

Et pour la remercier de ces cadeaux
Le roi Salomon
Veut faire le plus beau des cadeaux
Et il a convoqué son conseil .


Le plus beau des cadeaux
Le cadeau des cadeaux
N’est ce pas le Temple de Jérusalem ?
Disent ses conseillers
Mais la reine ne va pas ramener des pierres
Chez elle
Et puis l’Éternel est un dieu jaloux…

Ah
Seigneur
Prie Salomon
Aide-moi
Le plus beau des cadeaux
Inspire-moi….

La nuit est passée
Les anges sont passés
Et à l’aube
Le grand roi a une idée
Enfin…

Au petit matin
Le roi Salomon
Est passé aux cuisines
Il a ordonné de faire le plus beau des cadeaux
La plus belle des pâtisseries

Avec des fruits  des Hespérides
Et une matière d’œuvre inconnue
Qu’un jour un bateau phénicien a ramenée
De terres inconnues
Une matière d’œuvre brune peu ragoutante…


Fais-en un gâteau
Le plus beau des gâteaux
Débrouille-toi
Le meilleur des gâteaux
Sinon ce soir tu seras pendu
En cas d'échec
Débrouille-toi
Le gâteau de Dieu
Sinon je te donne tous les cadeaux
En cas de réussite
De la Reine de Saba !

Au chef 
Le roi Salomon
A simplement
Dit…

A midi
Le roi Salomon
S’est régalé
A midi
La reine de Saba
A adoré
Ce gâteau très précieux
Ce gâteau qui vaut plus que de l’or
Et des pierres précieuses
Et des diamants
Et de  l’encens
Et de la myrrhe
Et des jolies esclaves
Et des beaux jeunes hommes
Et  de l’argent
Ce gâteau digne de Dieu
Et des anges
Le cuisinier a gagné une fortune
Et il sourit
Et la reine de Saba
Sourit 
Heureuse du plus beau des cadeaux
Et
S’en va
Avec chameaux
Et nouvelle lignée
Et le roi Salomon
Pleure déjà
Et chante
Ce soir
Il ne pourra jamais se consoler
Il ne pourra jamais reprendre de cet excellent gâteau…

Au fait comment l’appeler ce gâteau ?
Les scribes ont demandé
Le roi Salomon a réfléchi
Et a juste souri
Facile
Dans nos recettes de cuisine
Appelons-le tout simplement

La reine de Saba!

mercredi 9 décembre 2015

Le petit patriote



9  Novembre 1918
C’est l’anniversaire de Petit Pierre
Il  a aujourd’hui douze ans
Aujourd’hui il est grand
Et ce matin il a décidé d’arrêter ses dessins
De mes coloriages
C’est la fin
Petit Pierre a dit
A son père
 
De toute façon
Nous avons gagné…

Et le père de famille
Contemple
Les dessins
Jetés
A  la poubelle..

Depuis l’âge de  huit ans
Petit Pierre fait des dessins de guerre
Comme il dit
Silencieusement il dessine
Dans sa chambre
Concentré sur son œuvre
Crayons et feutres au sol
Minutieusement
Petit Pierre fait des dessins de guerre
Comme il dit
Des dessins de front en mauve
Des dessins de pays en guerre
Des dessins de guerre de mouvement
Ou de tranchées
Des dessins de soldats morts
Tombés pour la France
Des dessins  d’avions  en feu et de Guynemer…


C’est selon son humeur


Et ému le père de famille
Décide de les conserver…

Ah

La nouvelle se répand à travers le pays
Et la rue
Et les familles

Armistice

Et la foule scande

Les boches

On les a …

Aujourd’hui c’est le 11 novembre
Et les journaux titrent la nouvelle
Et chacun savoure la nouvelle
Et les drapeaux tricolores s’agitent de partout
Et la Marseillaise est chantée partout

La guerre est finie

La victoire

Enfin !

Et chez lui 
A 17 heures
Loin de cette agitation
Le père de famille range les feuilles de dessin
Une à une
Dans ses dossiers
En pleurant
Une à une 
A chaque carte

C’est plus qu’une coïncidence

Chaque carte dessinée précédait une bataille
De quelques jours

A croire que tout se jouait 
A chaque trait
A croire que le destin de la France se jouait
A chaque  coup de crayon de Petit Pierre !

Tu ne pouvais pas nous faire gagner
Plus tôt
A dit le père
En le giflant
A son fils interloqué
Qui revenait des Champs-Élysées …

En 1940
 Petit Pierre n’a pas oublié
Rancunier
Le petit patriote
N'a rien dessiné....

La genèse de Lewis Carroll



Le thé a été servi

Et les jeunes gens soufflent sur leurs tasses
Pour refroidir
L’eau frémissante


Et la maitresse de maison
Sert les petits sandwichs
Au concombre et au raifort


Et un jeune homme
Contemple
Le petit monde du thé
Qui infuse et infuse
Le sucre roux qui se mêle
Aux épaves noires végétales
Les reflets
Kaléidoscopes
De la lumière
Sur les bords opaques
De la tasse
En porcelaine
Cette lumière capturée dans le translucide…

Pas lo…lo…logique
Dit le jeune homme
Pas logique ?
Reprend la maitresse de maison
Interrogative

Non, non
Je parle de la porcelaine
Op op opa…. !

La maitresse de maison l’interrompt poliment
Pardon Monsieur !
Ah viens Alice
Abandonne ton lapin
Viens te présenter…
C'est bon Alice
Tu peux disposer !
Ah
Monsieur Charles Lutwidge Dodgson 
Reprenez du thé
S’il vous plait!

lundi 7 décembre 2015

le péan !

Écoute hoplite

La terre tremble sous ses pas
 L'aube frémit

Il arrive


La terre tremble sous ses pas
 L'aube frémit

 Il marche


La terre tremble sous ses pas
 L'aube frémit

Il aiguise ses flèches


La terre tremble sous ses pas
 L'aube frémit

Il  ajuste son arc argenté



La terre tremble sous ses pas
 L'aube frémit

Apollon est là      

Il chante avec nous  -le péan !

vendredi 4 décembre 2015

Je tourne et je tourne et je tourne…



Je tourne et je tourne et je tourne…

Dans la cour de récréation
Entre deux marronniers
Ou deux tilleuls
Ma mémoire défaille
Je vieillis
Mais peu importe

Je tourne et je tourne et je tourne….

Mon K-Way rouge
Se Confondra
Bientôt
Avec les feuilles
D’automne
Tombés
Ci et là
C’est glissant
Mais peu importe

Je tourne et je tourne et je tourne…

Dans la cour de récréation
Entre deux cartables
Tout s’estompe
Tout devient confus
Tout devient lumineux
Tout s’efface
Tout tourne autour de moi
Mais peu importe

Je tourne et je tourne et je tourne…

Et le ciel et la terre
Vont se confondre
Dans un instant
Et je tomberai à terre
Heureux et joyeux
Dans un moment
Blessé peut-être 
Mais peu importe

Je tourne et je tourne et je tourne
Derviche de 10 ans
Mais bah c’est de mon âge
Je tourne et je tourne et je tourne
Merci Apollon
De ce moment
Je pleure
Tout passe
Tout tourne
Mais peu importe 
J' écris sous ta dictée 
Mélancolique
Maudit andante
Mais peu importe 
J' écris sous ta dictée
Maudit Apollon
Mais peu importe 
J' écris sous ta dictée
Maudit  peu importe
Mais peu importe
J' écris sous ta dictée
Maudit

 
Je tourne et je tourne et je tourne…


jeudi 3 décembre 2015

-Je serai ton Aétius Et moi je serai ton Attila !



- Je serai ton Aétius !
Et moi je serai ton Attila !

Et les deux enfants
Se défient
A vie
Et les deux cousins  jouent
Aux grandes personnes
Et les deux  vieillards
Se souviennent
Au crépuscule de leurs vies
Des deux enfants
Qui se défiaient
Hier
Dans les châtaigneraies
Des  deux princes
Qui embrasaient
L’Europe et le monde et l'univers
Et leur petite ile... 

Toujours dans leurs derniers souffles

-Je serai ton Aétius
Et moi je serai ton Attila !

 

mardi 1 décembre 2015

Le roi des abeilles !



Les enfants corses
Sous  le cédratier
Jouaient
Tant et tant
 A lancer des pierres blanches
Dans le ruisseau
En furie
Que l’une est venue
Percer
La ruche voisine ...

Et du nectar a aspergé
Le plus chevelu et le plus brun
Le chef de la bande
Visiblement
Ses cheveux ruisselaient de miel
Et de morceaux de la ruche
Couleur Sienne
Et tandis que les  autres enfants
Apeurés
Se réfugiaient
Dans l’onde protectrice
Du torrent des montagnes
Les abeilles
Une à une
Sont venues
Une à une
Recueillir
Sans mordre
Le miel
Sans piquer
L’enfant évanoui!

Ce sera sa dernière bêtise
A dit le père
Il partira demain pour Brienne !

La mère
Elle
Nettoyait
Dans l’étuve chaude
Les cheveux de son fils
Dans le bain vaporeux
Démêlait chaque boucle
Et  soufflait à l’oreille de l’enfant
Excellent présage
Mon fils
Accepte ton destin
Suffrago
 Tu détrôneras ou  tu restaureras
Les rois
Les peuples t’obéiront
Et t’acclameront
Tu auras un destin
Magnifique
Tu  portes la colère  de Dieu
Et tu bouleverseras le destin des peuples
 M’a dit mon frère
Quand je lui ai raconté ton aventure
Accepte ton sort
Pars à Brienne
Patiente…

Et lui 
Se taisait
Et savourait le moment
Et
Se promettait
De les mettre
Dans ses armes
Ses amies 
De les porter
Un jour
Dans son manteau pourpre
Ses abeilles
Napoléon 

Le roi des abeilles !

lundi 30 novembre 2015

Charlie Mon épouvantail

O


N’ayez pas peur de lui
Il est débonnaire bonhomme
N’ayez pas peur de lui
Il est bonhomme de paille

Et dans ses yeux de maïs 
Pacifiques
Picorent
Les oiseaux
Et sur sa pipe
Vieillotte 
Jonglent les oiseaux
 Et sur son nez carotte
Piaillent les oiseaux.....

O

N’ayez pas peur de lui
Il est gentil
N’ayez pas peur de lui
Il est gentil garçon

Et il danse au gré du vent
Qui le soulève puis le retourne
Et il  pleure  en hiver
Et il grince
Sous la bise
Et il se radoucit  au printemps
Et il frémit 
Sous le zéphyr 
Et il chauffe  en été  
Et il bout sous sa paille
Sous la canicule
Et il rit en automne
Et il rit
Saoul de tout
Au gré du vent et des feuilles qui volent…

O


N’ayez pas peur de lui
Il est doux et roux
N’ayez pas peur de lui
Il est  roux et doux
Et il veille aux jeux des enfants
Et il veille aux travaux des champs
Et sous son ombre douce
S’embrassent les amoureux
Et sous son ombre rousse
Vivent les gens....


 
Il ne fait peur qu’aux méchants
Cet épouvantail
Ayez peur de lui
Méchants
Ayez peur de lui
Vilains
Il ne fait peur qu’aux méchants
Cet épouvantail
Qu'à ceux qui cherchent la bagarre...


Mais moi
Poète
Je l’aime bien
A la fin
Mon épouvantail
Il me distraie
C'est un copain
Le temps d’un poème
Et sa couronne argentée je la ramasse
Quand elle tombe
Au gré du vent qui vole dans ses cheveux

Charlie


 Mon épouvantail !

vendredi 27 novembre 2015

Marrons, marrons, marrons..



Marrons, marrons, marrons
Marrons chauds
 Dans ma main

 Marrons, marrons, marrons
Marrons chauds
 Dans le froid 

Marrons, marrons, marrons
Marrons chauds
Dans la neige

Marrons, marrons, marrons
Marrons chauds
Dans le papier journal

Marrons, marrons, marrons
Marrons chauds
Dans ma main…

Marrons, marron, marrons
Marrons glacés
Dans ma main

Marrons, marrons, marrons
Marrons glacés
Devant le feu

Marrons, marrons, marrons
Marrons glacés
Devant le sapin de NOËL

Marrons, marrons, marrons
Marrons glacés
A l’enfant Dieu

Marrons, marrons, marrons
Marrons glacés
Dans ma main…

La vie, la vie, la vie...

Lumière du Nord

 Soleil du Sud

 Aube de L' Est

 Mort de L' Ouest


Je peins, je peins, je peins

 La vie, la vie, la vie...

jeudi 26 novembre 2015

Safe in the Arms of Jesus !



L’enfant
Ce midi
Se tenait
Dans les bras
Du père
Tout confiant
Tout sage
 Dans les bras

De son père

Et ne bougeait plus !

L’enfant se tenait
Dans les bras
De son père
Et dormait
Tout confiant
Tout sage
Et dormait tout paisible

Dans les bras
Du père

Tout sage
Tout confiant 
Et je contemplais
Ravi
Ce spectacle !

L’enfant se tenait
Dans les bras du père
Et
Parfois
S’éveillait
Et faisait
Des bulles
De lait
Qui explosaient
Bulles d’air
Tout confiant
Tout sage 

 Dans les bras
De son père
Et j’hésitais
A ne pas en rire !

L’enfant se tenait
Dans les bras du père
Et remuait sa lourde tète
Et s’étirait
Et allongeait
Ses jambes
Et étirait
Ses mains
Vers le soleil
Ou les cygnes
Du lac
Dans les bras de son père
Il bougeait tant
Qu’il a été remis à terre
 Des bras
De son père
Et je pensais
A cet air de 1868
Mis sur la Tombe de Réginald
En les voyant
Rentrer à la maison
Et je chantonnais
En pleurant
Sur ce poème
Maudit Apollon

Safe in the Arms of Jesus !

mercredi 25 novembre 2015

Mon frère Je t’ai tant haï Tant Mon frère…


Mon frère
Je  t’ai tant haï
 Tant
Mon frère…

Et
Aujourd’hui
Je le reconnais
Devant
Mes petits frères
J’ai eu tort
Aujourd’hui
Je le confesse
J’en fais pénitence
Pardon
Mon frère…

Mon frère
Je  t’ai tant haï
 Tant
Mon frère…

Maintenant
Je t’aime
Maintenant
Autant  que Frère loup
Ou Sœur Mort
Mon frère
Toi
Que j’ai mortifié
Et maltraité
Et mortifié
Et torturé

Pardon
Mon frère
Pardon



Mon frère
Je  t’ai tant haï
 Tant
Mon frère…


Pardon
Mon frère
Toi qui bois avec moi
 Toi qui vis de moi
Toi qui m’enveloppes
Toi qui  me protèges
Pardon….

Mon frère
Je  t’ai tant haï
 Tant
Mon frère…

En te tuant
J'ai tué mon âme 
Je me suis trompé
Mon Frère
Et j’ai été orgueilleux
Et je suis allé trop loin
Mon frère



Mon frère
Je  t’ai tant haï
 Tant
Mon frère…

Et
Aujourd’hui
Je le reconnais
Devant
Vous
Mes petits frères
 Le diable m'a trompé
Aujourd’hui
Je le confesse
J’en fais pénitence
Pardon
Mon frère…

Mon frère
Je  t’ai tant haï
 Tant
Mon frère…

Maintenant
Je me repens 
Mon frère
Toi
Que je vais retrouver
Près de Dieu
Ne sois pas trop Sévère
Dans tes réquisitoires
A mon Jugement Dernier 
J'ai été faible
Pardon
Mon frère



Mon frère
Je  t’ai tant haï
 Tant
Mon frère…


Pardon
Mon frère

Pardon….

Mon frère
Je  t’ai tant haï
 Tant
Mon frère…

En te tuant
Je me suis tué
Mon Frère
Et j’ai été orgueilleux
Et je suis allé trop loin
Mon frère
Ne faites pas comme moi
Mes petits frères
Traitez-le en ami
Non en ennemi
Dieu se cache parfois
Aussi
Dans le Mal
Mon frère
Pardon…




Mon frère
Je  t’ai tant haï
 Tant
Mon frère…

Adieu


Mon frère âne
Mon frère Corps !

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Ainsi chantait Saint François d'Assise le jour de sa mort...

mardi 24 novembre 2015

bourgeons!

Novembre

 Feuilles mortes

Brouillard et nuit longue

 Et lune rouge et soleil éteint

Et au vent du Nord vie, bourgeons!

vendredi 20 novembre 2015

Les Frères Karamazov…



Dans le petit village
Russe
Pimpant de rouge et de jaune
Ce dimanche de Pâques
Les prisonniers
Sont arrivés ce matin
Et les villageois
Leur apportent
Des œufs multicolores
Du pain, du sel et du lait
Et les enfants
Les entourent
Et lancent leurs chapeaux
en criant
Hourra 
Et le maire
Accueille le capitaine
Et le pope les bénit
Et même les plus récalcitrants
Se signent
Et le convoi
S’arrête
C’est le dégel
C’est le printemps
La fonte des neiges
Le sol devient meuble
Et les gardiens chantonnent
Et se laissent aller
A un petit somme…
Tout est tranquille
Sous le soleil de midi
Une petite pause…

Seuls
Quatre enfants se chamaillent
Depuis tout à l'heure
Se disputent
Se bagarrent
Se battent
Et troublent
L’ordre !

Bah dit l’un des villageois
Encore les enfants Karamazov !
Au regard  interrogatif d' un prisonnier 
Toujours à se chamailler
Les mauvais  drôles 
Et à lutter
Ils sont insupportables
Ivan, Alexis, Dimitri et Nikolaï 
Je plains leur pauvre père...

Et le prisonnier prend un crayon
Et note leur nom 
Et rêve déjà 


Les Frères Karamazov…

Ami maître Ne m'oublie pas !

A Paris j'adorais visiter le cimetière animalier d'Asnières...un lieu très émouvant.

 Beaucoup de chats tout chauds de soleil y dormaient sur les tombes toutes froides .

 Fantômes trop vivants

Ils ronronnent toujours insensibles


Ami maître



Ne m'oublie pas !

mardi 17 novembre 2015

Atreyu Lecteur !

Dans mes poésies

Apollon ouvre parfois ma porte ....



 Dans ma poésie

Apollon ferme parfois ma porte ....



  Alors

Faufile- toi

A temps

A travers mes portes
 

Qui battent au vent de l'inspiration

Ne te pétrifie pas

Atreyu  Lecteur !

lundi 16 novembre 2015

Le jardinier a de la fierté !



Le jardinier n’a pas pris garde

Le  liseron blanc
Le beau liseron blanc
Le liseron blanc a tout envahi

Et le nénuphar à fleur rose
Et même le beau nénuphar  à fleur rose se meurt
Étouffé...

Et le jardinier se lamente
Et le jardinier se lamente de plus bel

Cauchemar….


Mais  aujourd’hui
C’est décidé
Le jardinier prend sa bêche rouillée
Le jardinier  prend sa bêche rouillée de toujours  
Et il arrache tout

Tout pour le liseron !

Et le feu vorace  lèche
Et le feu   vorace lèche tou...

Ce soir

Le jardinier pleure ses beaux liserons 

Ses beaux liserons blancs

Perdus

Mais il dira que c’est la cendre
Mais il dira que c’est la méchante cendre grise

Qui en est la cause...

Le jardinier a de la fierté !

vendredi 13 novembre 2015

La poésie est parfois si triviale !



Une barque frêle
Un couple d’amoureux
Un lac
Aux reflets verts
Ou bleus
Une nurse
Berçant
Un enfant
Des oiseaux
Filant
Un vent du sud
Une belle journée….

Tout distrait ce matin
Le jeune Harold
Tout distrait ce matin
Dans le parc

Et il lit
Les notes de musique
L’air transmis
Par une jeune fille de 15 ans
De ses connaissances
Lentement
Puis
De plus en plus rapidement
Une berceuse
A première vue…

Une barque frêle
Un couple d’amoureux
Un lac
Aux reflets verts
Ou bleus
Une nurse
Berçant
Un enfant
Des oiseaux
Filant
Un vent du sud
Une belle journée….
….

Le jeune Harold
Peut en faire
Une valse
Ou un air à la mode
Qui le rendra célèbre
Ou ne rien en faire
Resté méconnu… Destinée !

Une barque frêle
Un couple d’amoureux
Un lac
Aux reflets verts
Ou bleus
Une nurse
Berçant
Un enfant
Des oiseaux
Filant
Un vent du sud
Une belle journée….

Décidément l’inspiration
Ne vient pas
Et le jeune Harold pleure
Ce ne sera pas aujourd'hui !
Et la nurse secoue
Maintenant
Un biberon chaud
Et chuchote
Chut Charlie
Et chantonne
Et le jeune homme
Sur la barque s’est endormi
Et le ciel se charge de larges nuages gris…


Une barque frêle
Un couple d’amoureux
Un lac
Aux reflets verts
Ou bleus
Une nurse
Berçant
Un enfant
Des oiseaux
Filant
Un vent du sud
Une belle journée….

La pluie a tout dispersé
Et le jeune Harold se  réfugie
Sous les arbres
Les rafales de pluie
Balaient
Tout

Adieu
Barque
Adieu
Couple d’amoureux
Adieu
 Lac
Aux reflets verts
Ou bleus
Adieu
Nurse
Berçant
Un enfant
Adieu  oiseaux
Filant
Adieu
Vent du sud
Adieu
Belle journée….

Le jeune Harold
Étend
Ses vêtements
Mouillés sur la chaise
Près de la cheminée

Et il repense à la journée

Une idée vague
Puis de plus en plus en précise
Des images qui se collent à la musique...

Charlie...


Une barque frêle
Un couple d’amoureux
Un lac
Aux reflets verts
Ou bleus
Une nurse
Berçant
Un enfant
Des oiseaux
Filant
Un vent du sud
Une belle journée….

Et  enfin les morceaux du puzzle se mirent en place…

Une barque frêle
Un couple d’amoureux
Un lac
Aux reflets verts
Ou bleus
Une nurse
Berçant
Un enfant
Des oiseaux
Filant
Un vent du sud
Une belle journée….

Merci mon Dieu !
Le jeune Harold a trouvé
Eurêka !
Et il se met à composer
Et il se met à écrire
Sur cet air
Et il mène sa barque
Pendant la nuit
Le jeune Harold
A destination…


Un couple d’amoureux
Un lac
Aux reflets verts
Ou bleus
Une nurse
Berçant
Un enfant
Des oiseaux
Filant
Un vent du sud
Une belle journée….

A l'aube
Le jeune Harold
Lit les paroles définitives 
De  son Skye Boat song
Et il est certain
Sa chanson sera célèbre
Peut-être
Plus que son auteur
Mais tant pis
Il a réalisé son chef-d’œuvre
Ouf !

 

Un couple d’amoureux
Un lac
Aux reflets verts
Ou bleus
Une nurse
Berçant
Un enfant
Des oiseaux
Filant
Un vent du sud
Une belle journée….

Le jeune Harold secoue la tête
S'ils savaient la genèse de mon poème...
Le jeune homme rit

La poésie est parfois si triviale !

jeudi 12 novembre 2015

SECONDE

Mille et mille et mille livres

Ne vaudront jamais

Une seule


Mais une seule



 .....  

 Seconde

Seconde de vie !

mardi 10 novembre 2015

Richelieu !



Ça y est
La porte est fermée
La porte des appartements privés
Est close
Et le prélat peut enfin s’asseoir
Et sur le fauteuil dodu
Souffler un peu
Et attendre leur venue de ses amis…


Il connaît chacun
De ses préférés
Il connaît chacune de leurs démarches
Souples
Il connaît chacun de ses courtisans
Affamés
Il connaît chacune de leurs griffes
Acérées
Pires que celles du Roi
Il connaît chacun de  leurs ronronnements
Toujours la note 
Toujours la même note
La
Il connaît chacune de leurs extases
Près de Dieu
Il connaît chacun de leurs chagrins
Quand il les quitte
A l’aube
Le matin…

L’homme le plus puissant de France
Après le Roy
Est esclave
D’eux
De ses éminences grises
De ses amis
De ceux qui le consolaient
Ou le réjouissaient
Ou le peinaient
Enfant
De ses frères
En attrape-souris
De ses quatorze chats
Protecteurs….

Difficile
Quand même
De ne pas l’aimer ainsi
Les attendant
Dans l’ombre
Ronds ronds
Impatients
De le revoir
A la lumière du soleil couchant
Qui ensanglante
Tout
Le cardinal détesté
L'amour des chats
Dans le ronron
Réparateur
De mon poème

Richelieu !

lundi 9 novembre 2015

A la Saint-Martin...

A la Saint -Martin
L' Été
 De nouveau
Étend son manteau pourpre

A la Saint -Martin...

Tout sourit
Tout festoie
Tout flambe

Tout invite au plaisir...

A la Saint-Martin...

 Et à midi
L'on prie
Plein d'espérance
-Bonhomme Hiver
Reste
Chez toi
Bonhomme
Avec neige
Et luges
Et Sainte Lucie !-
Et l'on chante
Sous les tonnelles
Pas encore défraichies 
Avec entrain
Reste Bel Été 
...
A la Saint-Martin...

Nous ne voulons pas de toi
Carnaval
Pas maintenant
Pas encore
Les lampions s'alignent mornes
Les bougies restent veuves..
Pour l'heure
Qu'une lumière
Le soleil
La  lumière de la Saint- Martin

A la Saint-Martin...

Mais las
A la Saint-Martin
 La pierre est froide
A 16 heures
Le soleil s'éteint
Le bel Été  se meurt
Et nous  le veillons
Tristes
Mélancoliques

Au coucher de soleil

Tout pleure

Le bel Été est mort 

 A la Saint-Martin...

Ce soir

Les lampions 
Chauds
Grésillent


Comme chaque année

La cire  vive coule

Sur les doigts des enfants....




Et

Avec la nuit
Revient
L'espérance
Avec les étoiles
Et les chansons

Le bel Été reviendra
L'amandier refleurira 



Le compte à rebours
Commence....

Alors rions et chantons et dansons
Dans le froid de la nuit

Oublions la tristesse


rabimmel, rabammel, rabumm....

A la Saint-Martin...