Rechercher dans ce blog

mercredi 13 janvier 2016

Enfin Le Saint est mort.



Depuis trois jours
Ce ne sont que lamentations, plaintes, lamentations  et cris
Dans le Monastère
Ce ne sont que jurons, blasphèmes, malédictions et jurons
Dans le couvent
L’homme saint se meurt
L’homme saint se refuse de mourir…

Tout est  vain
Dieu est un Monstre
La Création  un cauchemar
Le père dévore le fils
La fille tue la mère
Le fils dévore le père
La mère tue la fille
le Diable règne…

Et l’homme saint pleure et se lamente
Et se refuse de partir en paix…

Le prieur
Lassé
A décidé
Ce soir
Plein d’oraisons
Pour le salut de l’homme saint
Et a  confié la veille du mourant
Au moine le plus jeune
Le pauvre n’entend rien et ne parle pas
Du reste
Il est sourd et muet….

L’homme saint s’agite et s’agite
Durant la nuit
Que feront-ils sans lui
Pourquoi mourir
Tout bonnement ?…

A minuit
L’homme saint s’endort
Enfin…

Et à l’aube se  réveille...

Ce ne sera pas  aujourd'hui...

Et il regarde autour de lui
Le frère convers
Lui s’est endormi paisiblement
Sur le fauteuil
Il parait mort.

Ah si jeune et muet
Si jeune et sourd
Et lui se plaint…

L’homme saint
En pleure
Il est indigne
Relevons-lui la couverture
Tombée par terre
Et il relève la couverture
Et la pose doucement... 

Et dans la cellule
Maintenant remplie de soleil
Le jeune frère réveillé  ouvre l’œil…

Et l’homme saint est mort
A ses pieds
A ce moment là
Disent les chroniques
A l’aube
A ce moment là
Et ce matin
Le couvent est rempli de joie
Un miracle a lieu
Le jeune frère convers
Parle et voit
Et danse
Le couvent se réjouit
Enfin
Le Saint  est mort.

1 commentaire:

  1. Je composais Enfin Le Saint est mort sur Michel Sardou - Je Vole - 1983

    https://youtu.be/v9awpUCxDcU

    @AdrienDLPBR @Thierry_PELTIER @franck_abr

    RépondreSupprimer