dimanche 30 juin 2013

Place François Ier


Ah

j'ai étendu les pieds

place François Ier

dénoué le foulard
qui serrait le col
trop à mon gré

place François Ier

et

le manège tournait

place François Ier

et

monotone le vent balayait les feuilles
mortes

place François Ier

et

le soleil se faisait timide

place François Ier

et

l'Internationale
se mêlait aux Dallas et Drôle de Dames

Place François Ier

et

les angelots joufflus
soutenaient
blasés
putti charentais
candides
grappes de raisin
et blason de la ville

place François Ier

et



je fume
et je pleure

place François Ier

je pense à Nice

place François Ier

à ce CD
de ce groupe de rock rencontré au Volume
à ce CD enrayé et cassé

place François

à ce CD argenté miné par le temps

et je sanglote

maudit  temps mange-disque

place François Ier

et puis
j'imagine Félix Noël prochain et je ris

place François Ier

je termine le café

place Saint François

à Nice

je penserai à toi que j'invoque aujourd'hui

merci de m'inspirer


Place François Ier!

Axel Poète!

Attentifs
des lecteurs
perspicaces

me questionnent
dans leurs courriels
m'interrogent

dubitatifs
en colère
ou lassés!


Ah

Vilain Poète
tout le temps

ils me disent

tu nous gargarises
Rimeur impénitent

de tes bêtises

nous
tes pauvres liseurs

Insolent rimailleur

tu nous gaves

de tes odes ultralettristes!

Qu'est cela donc?

Ah je le sens

ironisent-ils

tu te moques encore


c'est certain

de la Poésie
contemporaine
de la Littérature
actuelle


bouffon traumatisé par une Récitation
de ce gentil Prévert!

Quand pardonneras-tu?

Quand cesseras-tu
de nous importuner

Poète

de ces babillages?



---------------------




Ah
je vous ai écoutés

mes lecteurs Bovary

et je me suis interrogé
sur le plaisir

que je prends

à faire ces poèmes

pompeusement appelés
odes

ces vers Pompiers!

Et je le reconnais

au premier abord

ce sont des hommages
dédiés
à Isidore Isou


mes odes ultralettristes

et ensuite

je le sens

je rimbaldise
avec chaque voyelle
je suis Voyant
avec chaque consonne

dans

mes odes ultralettristes

et après

je le confesse

sadiquement

je tue
le Verbe
j'assassine
le Mot

mon arme

les odes ultraletttristes

et enfin

je l'avoue
humblement

mon Lecteur

ne souris pas
ne te moque pas de moi

si je te chuchote mon secret

à chaque fois que je compose

mes odes ultralettristes

je me sens

revivre

Jules Verne Lecteur
de 10 ans

je me souviens de ce livre rouge doré Hetzel

et alors

je me souviens de ce cryptogramme
à déchiffrer dans
le

Voyage au Centre de la Terre

et en y pensant

je pleure
à chaque fois
je ris

et j'espère
à chaque fois

que tu arriveras
toi aussi
à le déchiffrer

mon énigme en latin

que tu affronteras
sa lecture

mon rébus
Arne Saknussemm

mes runes

que tu comprendras
à la fin

combien
je t'aime

à travers mes odes ultralettristes

mon joli lecteur ma jolie Graüben

combien
je t'aime

Axel Poète!

samedi 29 juin 2013

mon FLORIAN!


Ah

gentil lecteur

tu me demandes:


insolent Poète

dans tes poésies

n'es-tu pas trop moralisateur
en fait?

malgré ton air désinvolte
tu distilles

le bien

sous l'apparence du mal

sans cesse
à partir d'un vin aigre

tu me fais un Cognac
de vertu

qui à la longue peut me lasser

Comtesse de Ségur admirateur

ne peux-tu pas cesser de jouer
méchant blondin Poète

au fabuliste?


---------------------------

Ah mignon lecteur

j'ai lu ton message avec beaucoup d'attention

et j'ai réfléchi


et la Muse Houna

m'aide

et Apollon
mécheux
brun BB BRUNES
coiffé
est venu me souffler la réponse!

Ah
FABULISTE

tu as peut être raison
perspicace lecteur

dans la lignée de


Jean-Pierre Claris de Florian
Jean de La Fontaine
Ivan Krylov
Charles-Guillaume Sourdille de la Valette
Jean-Jacques Boisard
Jean-François Boisard
Antoine Le Bailly
Ésope
Bidpaï
Tomás de Iriarte
Abstémius
Isaac Nicholas Nevelet
Carlo Gozzi
Phèdre
Avianus
Gabriele Faerno
Loqman
Gotthold Ephraim Lessing
Christian Fürchtegott Gellert
Félix María Samaniego
Jean-Jacques Boisard
Antoine Houdar de La Motte
Charles Gildon
Mancini-Nivernois
Jules Soliste Milscen
Jean-Joseph Vadé
Isaac de Benserade
Nicolas Grozelier
L'Abbé Aubert
Jean-Joseph Vadé
Berlot-Chapuit
Antoine Furetière
L'abbé Le Monnier
Charles Perrault
Maximus Planudes
Al-Ibsihi

dixit WIKIPEDIA


des BB BRUNES aussi


j'appartiens peut être à ce monde littéraire


et du coup

j'ai regardé

attentivement

dans cette masse d'auteurs

celui qui aurait pu me faire naître cette vocation!

Ah

LA FONTAINE
est certes génial

certes PERRAULT
m'enchante


certes ESOPE est une référence


mais celui qui m'a fasciné
celui qui m'a marqué
le plus

c'est le gentil FLORIAN


Ah
lecteur

sur ses fables
enfant

que j'ai pleuré

alors
que je te défie
lecteur dubitatif

de pleurer
sur LA FONTAINE

trop lourd
dans ses épilogues
trop lourd
dans ses morales!



Ah

jamais je n'ai gémi pour l'agneau


et je n'aime pas plus

d'ailleurs

qu'il sacrifie trois jouvenceaux

pour prouver

qu'un
loup
a raison
qu'un vieillard

aussi péniblement

alors
que

tendre lecteur

enfant
je verse encore des larmes
grillon
même en ce moment
pour le pauvre papillon déchiré!



Ah

cet auteur
est mon préféré
ce Florian

lecteur c'est ainsi

et tourterelle Poète
je le prise

pour sa légèreté
son génie
sa grâce

et je médite sur son sort de Poète
mort trop jeune
encore
et je déplore le destin de l'oiseau légendaire


et je l'aime
mon poète
et je l'aime
mon phénix
et je l'aime

mon FLORIAN!

------------------------

Mais serai-je à sa hauteur?

Ça y est!

La course terrifiante est lancée!
Les Fous du Volant Académique sont partis!
Pour le Fauteuil de REMY tout est permis!

Du moins presque tout!

Mais je ne trame rien SATANAS, je ne ricane pas DIABOLO!

En fait
ne cherchez pas mon chouchou
c'est Pierre de Beau-Fixe (Peter Perfect)
dans sa Turbo Terrific!


Mais serai-je à sa hauteur?

Apollon nous scorsese!

Quai de  Conti


 méliesse-toi




Je suis ton Hugo Cabret!




 Académie


convie-moi




Apollon

 nous

scorsese!

statistiques!

Ah

Poète
ambitieux

tu te veux

Rastignac
Académicien


et pourtant
à chaque Poème

je frémis
à
voir

autant
de fautes!

Ah

je sais que tu détestes te relire

mais c'en est un scandale
de gâter ainsi la sauce

marmiton!

O


renonce à la Muse
joue avec d'autres dieux
vis criquet

autrement!

Ah

fais plutôt du croquet
ou du
cricket

rejoins
Charlie
à Bath

cesse
tout

mauvais Poète


me dit un lecteur
particulièrement
ronchon!


Ah
gentil lecteur

je ne savais pas comment te répondre
et puis j'ai réfléchi

et Apollon
m'a soufflé la réponse!

O

lecteur

cesse tes reproches

amuse -toi

sois ludique

mathématise-moi
plutôt
statistise-moi
donc

intraitable lecteur

compte mes fautes
répertorie les

calcule
des variances
des écarts-types
des courbes de tendance

rends moi

chiffre
équation


numérise moi

d'avance
j'adore

mignon lecteur

tes statistiques!

Ah gentil François-Marie Banier!

Ah
si j'étais milliardaire Poète

et

si François-Marie Banier avait vingt ans


alors
je déposerais

toute ma fortune
aux pieds du jeune homme
sans hésiter
un milliard de francs

je lui léguerais

à François-Marie Banier

pour qu'il me permette
de
le chanter

dans mes vers

de
le prendre comme muse

comme Dali ou Aragon
enchantés!

Mais las

je ne suis pas milliardaire

et j'en ris quand même

je suis fauché
Poète
sans-le-sou
rimailleur

et

j'en pleure même encore
Faust larmes

le jeune homme n'a plus vingt ans

Ah gentil François-Marie Banier!

Piscine de Saint Maixent

Gerbe Hiver Ubu!

je bougrelasse

l'Été

Piscine de Saint Maixent

Poète

Colomars

Ail,

huile d'olive,

φέτα


dos de chatte boudeuse

Muse




Colomars!

Poète héroïque Hubert de la Cantonade!


Ah

gentil lecteur


parfois
guilledou

tu souris
tu te dis

souvent
entre le Zist et le Zest

à la fin
poudre d'escampette

ce poète exagère

toujours
Maître Galipette

il pleure
baron de l'Enclume
il rit

dans son auberge de la Bonne Franquette

maintes fois

il fulmine
Stentor

régulièrement
en Cathiminie

il adoucit


ses vers

fleurs de prétentaine



que du théâtre
que du chiqué
que du cirque

Tartempion Poète

te moques-tu
méchant Lecteur!

Ah
lecteur
de ma Pléiade

si tu savais

tous les états que je traverse


tu ne sourirais plus
gentil Lecteur
tu compatirais plutôt
méchant Lecteur!

Tu as tort
gentil Lecteur


de croire
que
ma Poésie

est
spectacle

elle est
tout au contraire

coup de go

Vie!

C'est vrai

méchant Lecteur

je ne vis que de mes émotions
Poète
je ne rime
qu'ému

et dis-toi
ma larme est vraie

et ne me contredis pas
si mon rire m'étouffe

et calme-moi
si la colère m'épuise

et je suis franc
ce n'est pas du théâtre

quand je décris le Paradis

les chants célestes
j'en savoure
les Délices


quand je trace l'Enfer

j'en sens les flammes
le corps
me lécher
l'âme!

Ah

console-moi
plutôt
gentil Lecteur

ma Poésie
est
Réalité

et j'en pleure

et j'en ris

ne me gronde pas
méchant Lecteur

je frémis
je crie

pour moi

Poète Escarpit

je tremble
jeu de tire l' harigot
je larmoie
père Limpinpin

pas seulement pour toi

Poète Prétendant Saint Glinglin Académicien

admirateur de ma Lurette Muse

je me meurs
j'entre au Paradis

Poète héroïque Hubert de la Cantonade!

Jean Aicard Poète!

O Poète

pose ta lyre!

Gentil

écoute-moi!

Laisse là les vains palabres

plus de vin de Corbières

calme-toi

quiet

choisis

mignon!

Ou bien

pour la postérité

ton nom

restera

à jamais connu

comme le Grand Poète
de
Cognac

mais

attention

tu ne survivras

Poète

que

dans

un seul poème

Paon

que

dans

cette œuvre!

Ou

alors

je te laisse le choix

rimeur

ton œuvre

entrera

dans l'Histoire

moquée

de tous

et les écoliers

riront

de

la médiocrité

de

tes poèmes

et les enseignants narquois

diront

les enfants

attention

voici le plus mauvais Poète du XXIème siècle

et tu auras bien mérité

ta réputation

Poétereau de Cognac!

Réfléchis bien, choisis bien!


---------

Ah la Muse m'a planté là

et

j'ai vite choisi!

Un seul Poème me suffit!

Pour entrer dans l'Histoire

un seul geste
suffit
une seule geste!

Et j'en suis certain

mon œuvre majeure

m'illustrera

je ris

Baron de l'Enclume du XXIème siècle

mon Ile de la Jatte!

Et

j'ai répondu

tremblant

ainsi!

"Un seul Poète, une seule gloire!"


-----------------



Et la Muse

a coché

mon nom

dans son grand livre rouge

celui des bonnes actions

et

la vilaine

m'a tendu

le joli parchemin!

Et j'ai lu mon poème

et j'ai pleuré

mon Ile de la Jatte

a disparu

sous les flots du temps!

Et c'est trop tard

la Muse s'est évanouie!

Et ne te moque pas

Lecteur

plutôt

console-moi

donc!

Tu le lis

en moi

lecteur

avec moi


en ce moment

ce morceau de gloire

qui
me
coûte tant

ce poème!


Tu le déchiffres


sans fin

gentil liseur

ce poème

qui

s'intitule

si présomptueux

-c'est bien fait pour moi-


Jean Aicard


Poète!

ODE ULTRALETTRISTE DEDIEE AU COMPTE 891


ODE ULTRALETTRISTE DEDIEE AU COMPTE 891

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q ea z jtj x f f zaaz ea e e e f f fs fs f sf s fs f sf sf s f f 891 891 891

vendredi 28 juin 2013

cracheur de soupe Lamartine

Ah

chaque soir

tu pleures
pauvre Poète

certes

Apollon
t'a inspiré
enfant gâté
la Muse

le jour

mais
au coucher de soleil
encore

à l' examen de conscience
tu t'effondres

tu n'as pas
aujourd'hui
composé

le Poème

celui qui rendra

meilleur
ton Prochain

délivrera l'Humanité

fera tomber
les frontières

et
cela t'accable

et tu geins

et tu t'endors
déçu!

Ah

chaque matin

tu espères
à chaque lever de soleil
tu te réveilles
plein d'entrain
tu attends

l'aube

et ta Muse
ivre
et ton dieu!

Et
tu écoutes

la voix
de Delphes

qui traverse

les millénaires
les peuples
et les peupliers

et tu transcris

les paroles
pieusement
les alexandrins

et

tu regardes
soulagé

les vers

et ensuite
alors

tu abandonnes ta plume

en larmes!

Ah

tu maudis
tu invoques en vain

Muse et Apollon

tu n'es jamais satisfait

ils t'ont encore
trompé

trop de sel
trop chaude

ou

pas assez de sel
trop froide

et

je te laisse à ton chagrin

insatiable
insolent

cracheur de soupe Lamartine!

si au hasard d'une combinaison

Ah
si je gagne au loto

Si au hasard d'une combinaison

je suis millionnaire

j'achèterais
une belle maison

à Beaulieu
près du Casino


une villa

clinquante
luxueuse

avec moi
pas de misérabilisme



et j'y mettrais
sœurs et neveux

et j'irais me baigner
tous les soirs

à 10 et 17 heures

dans ta beauté

Cité de Beaulieu

tu mérites bien

ton blason
ta devise

et à 20h

à l'ombre des pins et des oliviers

nous savourerons

tous ensemble

poissons grillés au feu de bois
olives
noires
et fromages de brebis

au vin de champagne
de Reims ou d' Epernay

et le dieu
Lune

fraternellement

nous éclairera!

Si
au hasard d'une combinaison

je suis millionnaire

j'irais fleurir
tous jours

de roses blanches et de pourpres iris

ta tombe

chaude au soleil de février
déjà

à Menton

je planterais

pour toi

deux albes
deux candides

amandiers

pour que ton sommeil
soit bercé
à jamais

gentil Réginald!



Si
au hasard d'une combinaison

je suis millionnaire

je m'achèterais

à la Colle Germaine

une maison à Couloumas

une petite maison
un petit mas

pour mes œuvres

à l'aube
je me mettrais

dans le jardin

et je t'attendrais
impatient

en buvant
un verre de menthe fraîche

Apollon

et je soupirais d'aise

après ton lever
sur la plaine du Var

en me récitant

si au hasard d'une combinaison

je suis millionnaire!

Bécassine

O

ce matin

je prends
trop
au
sérieux

ce calcul!

Age

des
écrivains

13
ans

à
jamais!


O

je prends
trop
à
la
lettre

ce midi


cette formule!

"Un romancier est toujours un enfant qui joue!"



Et
je m'entête

à
le
suivre

trop
docilement

Frédéric Beigbder

trop
disciple

et j'ai bien tort

je suis un Poète

pas
un
romancier


et aussi

j'ai bien tort

servant
littéraliste

d'obéir

à
mon
Maître

aussi sagement

et aussi

je n'ai pas raison

de me faire guider
par
cet
ambigu
dieu

aussi gentiment!


Apollon

je te suis

mais
je te maudis

toujours


et je me révolte

je reste
sur
13

pour ce poème

ou
moins

si tu veux

ou
plus

si tu désires

Apollon

si cela te chante!

Mon âge
Poète

je ris

âge des glaces

âge de glace

je pleure

le Poète n'a pas d'âge

enfant ou vieillard
homme mûr ou décrépit

à la fin

je t'obéis
toujours

j'ai ton âge

Apollon
quand tu m'inspires


Bécassine


 Poète!!

moi je les entretiens tous les jours les jardins d'Adonis!

Ah

ma jolie

tu m'a montré

ma chérie

désespérée

ce matin

étiolée

tes fleurs montées trop vite

tachées de sang rouge

tes adonis
gelés

par une bise de Mars
trop aimante
reine des Neiges

une nouvelle fois!

Ah

ma jolie

tu versais tant de larmes

ma chérie

tu criais tant

"Adonis est mort!"

que je m'en suis alarmé

gentil amant

une nouvelle fois


et alors

en vain
je t'ai consolée

en vain
je t'ai serrée dans les bras

en vain
je t'ai morigénée


en vain
je t'ai secouée!

O

ma jolie

tu ne te dominais plus

ma chérie

tu hurlais

tu versais tant de larmes

que

je me suis alors décidé à me taire

et
amant

patient
j'ai attendu la fin de ton chagrin
compatissant!

Ah

je sais

ma chérie

chaque année

tu fêtes la mort d'Adonis
avec ponctualité

ma jolie

mais tu accomplis ce rituel avec tant d'amour
que j'en suis jaloux
pendant cette semaine de déploraison

j'en ai honte

ma jolie

de cet Adonis
de ce joli bellâtre qui fascine déesse et mortelles
de ce papillon trop beau cloué par les Parques

ma chérie

mais tu accomplis cette religion avec tant de ferveur
que j'en suis craintif

que j'en ai peur
de cette tristesse

fleur poison noir Aphrodite!

Heureusement

tout a une fin

ma jolie

tu cesses de larmoyer

ma chérie

un matin d'Avril

les Adonies sont closes

et tu reviens

printanière

encore plus aimante
encore plus câline

et comme tu l'oublies vite
cet amant divin
qui t'a fait pleurer
cet Adonis
avec moi

et j'en ris
amant

mais

j'en pleure
Poète!

Ah

je ne te le dirai jamais
mon secret

ma jolie

le reste de l'année
je larmoie mon chagrin

lentement

pour Adonis

en rimes
en vers

silencieusement

ma chérie

et

Apollon et Aphrodite

m'accompagnent
et me soufflent

cette poésie mélancolie

pauvre Adonis!



Ah

ma chérie

souvent

j'envie ton amnésie
le reste de l'année

parfois

je t'en veux

même

ma jolie

de ton indifférence
en dehors des Fêtes de la mort d'Adonis

moi je les entretiens tous les jours
les jardins d'Adonis!

Bayard

Février

Bayard

pente à dévaler

vais-je
avoir
peur?

Je ris
poltron
je me dessers

une nouvelle fois

bah!

C'est si facile

chemin de craie

une fois à gauche
puis
une fois à droite
puis ensuite
tout
droit
et
enfin revenir

chemin de croix

je ne réfléchis plus
c'est parti
je desserre les freins

Pégase

je me signe

c'est parti

je fonce!

O

je serre
à temps

dans l'obscurité

o
je serre
au temps

dans la lumière blanche


et

sankukai


je me sers
de
la
vitesse

pour

tourner
et
me retourner

vaisseau spatial

et
je savoure
toujours

ces secondes

près du mur

-je ne me suis pas écrasé
dans les étoiles!-

et
je tremble
rétrospectivement
pour moi

-si un camion fou avait déboulé de ce garage d'entreprise....

le lendemain
crêpes et nez poudrés de sucre!-

et
lentement
je remonte
la pente
à pied
le vélo à mes côtés

en pleurant de joie


et
je laisse passer
les autres
mes camarades et ma soeur

en tremblant
pour eux
en tremblant
pour elle

l'accident

- l'un de nous y mordra
c'est certain
la poussière
et
ensuite
bye à nos jeux casse-cou!-

et

je le sais
après Christophe
ce sera
à moi
ce sera
à mon tour
ce sera
à mon passé

déboulant
ma pente

remontant
ma pente

éternellement

rivé à mon vélo

Rue Bayard
à Levallois-Perret
Bayard

Poète!

Rimbaud Académicien!

Le jeune homme
prépare ses valises

lentement mais sûrement

plie ses affaires
les range

délicatement

se regarde dans le miroir
maniaquement

il est encore plus beau
les cheveux coupés

pense sa maman

en le caressant du regard!

Arthur

quitte

la Muse
sans regret
la Poésie

sa ville suprêmement idiote
il ricane

et il rit

fini le génie du bien et du mal

il va

se ranger

travailler

connaître la vraie vie

et il ironise

adieu ami blond
adieu Apollon!

Ah

l'aventure
en Ethiopie
la fortune
en Arabie

une femme
peut être

l'attendent

et il range
ses cahiers
Poète studieux
et il ordonne ses papiers!

Arthur
une lettre pour toi

la mère lui transmet
le courrier

bah
Banville

ouvre la!
supplie la mère

trop tard
maintenant

hausse les épaules
Arthur

et il range le courrier
agressivement
dans son bureau

la Poésie c'est fini

et il ironise

adieu Parnasse
adieu Poésie!

Ah

il part pour Marseille
et en attendant
le train

Arthur savoure
l'automne

la lumière de 18H qui veloute

les corps
les âmes

il aurait déjà composé
un poème

sur ce sujet

tout de suite

s'il avait un crayon à sa disposition
s'il en avait envie

mais bah

je ne m'occupe plus de ça!

(bruit du sable du temps)

La mère ferme les yeux
regarde une dernière fois

les yeux à l'iris bleu clair
figés
éternellement

lève le drap

Arthur est mort hier

pendant dix ans
il aura au moins vécu

se rassure-t-elle

et elle regarde

ce visage d'homme
cette barbe rousse

et elle pleure tout en rangeant les papiers

et elle tombe sur ce courrier
jamais ouvert
de Banville

qu'y avait-il dans ce courrier?

Et elle hésite
et la Mère se décide

ouvre

et s'asseoit pour mieux pleurer!

Le Poète

Mentor

se proposait
d'appuyer

son Arthur

pour un fauteuil d'Académicien

il suffisait juste de renvoyer ce courrier déjà préparé

Arthur aurait eu une belle position

comme
Banville

il aurait eu l'aisance financière
qui permet

la création
la vie poétique

et elle se lamente

matérialiste

et elle crie

Rimbaud serait encore en vie!

(bruit de pleurs)

mais un fantôme malicieux

console ses larmes

remue les rideaux
météore
lui souffle

ironique

Rimbaud serait-il resté alors
Rimbaud

Rimbaud Académicien!

mon steak tartare dore

Mars
dort

pas de soleil

le printemps
me
pigeonne

Place François Ier!

Bah

peu m'importe

je ne me presse pas

mon
steak tartare
dore

.........................

vite

Poète!

Charlie Bonnie Poète!

Apollon
hier matin

m'a montré
une cornemuse

en riant


m'a tancé!

Poète

allez insolent

Je t'attends
méchant rimailleur

chante moi donc un Poème

scande moi
des vers


qui puissent égaler
la mélancolie d"une seule note
tirée de cet instrument

un seul sonnet qui vaille
un Auld Lang Syne

une seule ode qui contrebalance
un langoureux Bonnie Charlie!

Je te mets au défi
vilain Villon

maintenant au travail

à midi
interrogation!

-------------------

Ah

méchant Phébus


pendant la matinée

vainement
je me suis mis au travail


attablé


à une table du Café de la Paix

l'inspiration amie ne venait pas

et

je ne voulais pas donner
tort
à mon dieu blond
(rancunier il est
mon Apollon)
ni raison
(je suis fier Poète)

et je me demandais

comment sortir de ce piège

être plus malin

mais

les rimes
ne venaient pas
les larmes

mais

la muse faisait grève!

Et
les heures sont passées

et l'angélus a sonné

et j'ai capitulé

et j'ai abandonné le combat

et aussi épuisé qu'un Prétendant
après
la bataille de Culloden

j'ai lâché la plume

et j'ai imploré la fin de la torture
Marsyas Poète

et enfin j'ai pleuré
tout simplement

l'inspiration ennemie

Apollon
qui m'abandonnait

seul dans l'adversité

et la Muse
qui
ne me guidait pas


sur un lac


aussi bien que Flora MacDonald

et j'enviais le Poète du Skye Boat Song
brusquement

protégé d'Apollon
lui inspiré

par le chant triste
de l'instrument

et j'ai maudit ma présomption

et j'ai confessé!
---------------------

O
cruel dieu

je l'avoue


ta maudite cornemuse
inspire

les chants les plus douloureux
les plus chagrins les plus poétiques

tu m'as défait!

----------------

et Apollon
a gagné

une nouvelle fois

et j'ai ri

j'ai été plus malin que mon dieu

Charlie Bonnie Poète!


-----------------------

K!






Ce n'est pas une chanson de cette époque!

 Bordeaux

immeubles rouge cannelé

février
sous la pluie
1990
je chantonne

aubades du matin

je scrute
sur les toits de mon monde

...mon bus qui ne vient pas!
...mes barrières!

Barrière du Médoc

...enfin le bus....je monte...joyeux Samourai Pizza Cat!


Barrière Saint-Médard

bonjour au chauffeur...vite ma carte de bus... homme pressé!

boulevard du président Wilson

...dans mon sac....oubliée?....ouf je composte....jerk dans le bus!


 Barrière d'Arès
...toujours pas de contrôleurs....toujours debout!


Enfin une place qui se libère...


Barrière Saint-Augustin

....brusque paresse....si je dormais?

Barrière d'Ornano

Soyons sérieux...je revois mes notes ...rien de clair...trop fouilli....comme d'habitude!...

Barrière de Pessac

...je ne révise plus....l'angoisse monte!...toujours la même épreuve! Attention bientôt descendre!

Barrière de Saint-Genès

Là c'est fini...ensuite prendre le bus pour Talence!....Encore un long chemin! Encore attendre!


Roule jeunesse! J'abandonne!...Tout!

Mon exposé!

Mon poème!

Mes chansons!

Mais aussi

quelle idée de réviser
au dernier moment
avec
toi

Apollon

dans ce bus
fantôme

mes barrières de Bordeaux

Poète?

Et dieu blond

ce matin

cesse de me chantonner

Beautiful Life!

Ce n'est pas une chanson de cette époque!

Du moins je le crois!

Bah finalement.........

jeudi 27 juin 2013

latin Poète!

Hier
je me suis endormi

je suis penaud

je l'avoue

un livre d'Ovide sur le ventre
le ventre plein
rubicond moine

rond

j'en ai honte

dans le salon de mon appartement
à Cognac
dans un fauteuil

trop quiet

je le confesse!

O

mon cognac était trop capiteux
et
le gâteau au chocolat
trop moelleux

je l'avoue

j'en ai honte!

Et

à mon réveil

je me suis étonné


à Paris
je gisais
Place Saint Michel

par terre

au milieu des feuilles mortes
-maudit Jacques Prévert, ne commence pas!

pas à Cognac
ni dans mon logement

j'étais stupéfait

et je me suis levé
difficilement
et je frissonnais
mouillé par la rosée
et je ne voyais rien

brouillard rose candide Verlaine

et je reprenais lentement mon souffle
et je redevenais joyeusement Parisien
et je souriais de nouveau
aux rois et aux moineaux

sur le parvis de Notre Dame

et je pleurais de t'avoir quittée
ma Capitale
enfant ingrat
et je riais de te voler un baiser
ma Dame!

O

rien n'avait bougé
le bus de la ligne 27 rampait
les gardes jouaient et les amoureux du Jardin
se vampaient
au Parc du Luxembourg

tout m'était familier de nouveau
tout était banal

hors la langue!

De l'italien à première vue
je m'interrogeais
du nissard peut être
je dois rêver

en entendant la rumeur de la ville
enfler

et j'ai regardé
la une des journaux

23 janvier 2328

cauchemar

et toutes les publications
s'affichaient
et tous les journaux publiaient

pensée unique
en latin!

Et j'ai commencé à interroger les passants
dans un latin de cuisine
et ils me répondaient
dans la langue de Virgile
très classique
et je me suis effrayé!

O

je suis dans un mauvais trip sliders!

ai-je conclu

mais pas moyen de se réveiller

et paniqué j'ai couru à la Sorbonne
tout proche
et la Bibliothèque Sainte-Geneviève était heureusement ouverte

et là un vieil érudit m'a pris en charge

bon Samaritain
peut être académicien?

passons!


et l'érudit m' a posé des questions
dans ma langue
avec hésitation
le français du début du XXIième siècle

et je riais sous cape de certaines expressions

et le docte savant m' a tout expliqué
très lentement
pesant chaque mot
Merlin gentil avec son Moustique!

L'ancêtre m' a tout décrit:

le déclin des langues nationales après la 3ième Guerre Mondiale

le retour au latin comme langue usuelle dans la puissance hégémonique
les Etats-Unis

la résolution de l'ONU mettant fin à la division linguistique entre nations et imposant le latin
comme langue cosmopolite à la fin du XXIième siècle

les réclamations des intellectuels

les pétitions des peuples

la décision du gouvernement français de mettre fin au français comme langue administrative

le développement des moyens techniques et le progrès nécessitant une unité linguistique!

Ah

tout cela me semblait étrange
et j'enregistrais
cette
réalité
et j'opinais
la nouvelle dimension
Philip Kindred Dick

mais j'ai demandé

qui est à l'origine de ce retour du latin
quand a commencé le big bang?

Attendez!

m' a dit le vieillard
et le savant a sorti un vieux livre de poésie

regardez!
tout a démarré avec ce poème!

et j'ai lu avec effroi
le titre du poème
et j'ai reconnu
le nom du rimeur

et je me suis reconnu

oh!

----------------------------------------------------------------------
Ah

je me suis réveillé depuis

et je tremble des conséquences de mon poème
Lovecraft
et je m'interroge
encore
à cette minute

Vais-je le publier
mon pamphlet pour le retour du latin?

En ai-je le droit?

Ce n'est pas qu'un poème
je me dis ce matin
à mon réveil
je le sais

ma responsabilité d'artiste est totale
je m'engage

je vais changer le futur!


et je tremble
en appuyant sur la touche
Publier
de mon site
myspace

et tout commence

latin passé

latin futur

latin Poète!

mon abricot poète!

Mars 1983
Collège Jean Jaurès
Levallois

maudite journée

chétif

noyau d'abricot

or

lancé
de la salle d'EMT

innocent

je pleure


Suzanne

accusée
à tort

drame

maudite journée

Levallois
Collège Jean Jaurès
Mars 1983!


......

Bah

je ne pleure plus
depuis

planté

Prunus armeniaca

fragile

que tu as grandi
depuis

et

sous ton ombre
tout colore

abricot

et

sous ton ombrage
tout colère

abricot

et

même

en mangeant des amaretti

ton amande
me ramène à toi

en me versant de l'amaretto

mon abricot

et surtout

en mangeant des amaretti

ton amande
me ramène à toi

en me versant de l'amaretto


mon abricot



et

gentil arbre
continue à m'offrir tes fruits

je t'aime
tant

continue à bercer mes poésies

et

vieil arbre

ne meurs pas trop vite

je tremble tant pour toi
sans cesse

de te voir

un jour

abattu
déraciné
en pièces

mort

avant moi

mon abricot

poète!

mon 42Bis, avenue Bieckert!

Je lis intrigué!

42Bis, avenue Bieckert

Nice

9M2

Meublé!

Douche
frigo
deux sièges
bureau!

Bah pour trois ans....!

Je hoche la tête angoissé!

48Bis, avenue Bieckert

Nice

9M2

Meublé!

390 euros
Provision
Code à l'entrée
Télévision

Prison?

Bah pour trois ans....!

Je vérifie mes bagages: Cognac à la Rentrée!

42Bis, avenue Bieckert

Nice

9M2

Meublé!

Poésie
Apollon
Lit
Citrons!

Ah ces quatre ans!

Et

ce soir

je pleure
parti!

Ah ces quatre ans!


Et

ce soir

je pleure
pardi!

Ah ces quatre ans!!


Et

ce soir

je pleure
flapi!

Ah ces quatre ans!


Et

ce soir

je pleure
mon nid

abandonné!

Ah ces quatre ans!

Jamais je ne vous retrouverai

l'aube pain bis
du matin

des
enfants
des
voisins
les cris

ma vie
l'avenue Bieckert

mon meublé même petit

mon ami

mon 42Bis, avenue Bieckert!

Avec le même amour, avec la même haine, avec la même passion!

Ah

je les aime
tant
mes Académiciens

Et


Je les croque
mes Académiciens
comme DEGAS
ses danseuses!

Avec la même joie, avec la même cruauté, avec la même tendresse!

Et

Je les dessine
mes Académiciens
comme DEGAS ses danseuses!

Avec le même amour, avec la même haine, avec la même passion!

Et

Je les peins
mes Académiciens
comme DEGAS ses danseuses!

Avec la même fougue, avec la même larme, avec la même tristesse!

Ah

je les aime
tant
mes Académiciens

et je pleure
et je ris

et je les rime
amoureux

mes Académiciens
comme DEGAS ses danseuses!

Avec le même amour, avec la même haine, avec la même passion!

avec joie avec tristesse!

Dès que tu me mandes

même dans une grève

Apollon
Pater

pour une de tes œuvres

je mets à terre

pour toi

mes drapeaux
rouge ou noir

je les incline
devant ta statue

j'y marche dessus

j'en foule l'étoffe

avec joie
avec tristesse

mon roi

et j'abandonne

mes airs habituels
dans les manifs'

mon jaloux blond

l'Internationale
ou
la Ravachole

je ne les siffle plus


pour un de tes paens!

O

je pose
mes fanions FO

tout de suite

et mes brassards

traînent

dans la boue

et je ne revendique plus
et je ne compte plus mes heures

avec joie
avec tristesse

pour toi

terrible Patron!

Ah dès que tu me cherches

Apollon

pour un de tes poèmes

avec joie
avec tristesse

je me mets
à l'écart

et je compose

que ce soit à Nice
Sainte Rita ou au Volume

j'abandonne tout

et l'encens
et les riffs musicaux

et je crache
sur Dieu

et je vomis la bière tiède

avec joie
avec tristesse

et mes touches de mon portable
me guident

ton fils d'Ariane

me conduit

à ton temple
désert

à ta source tarie

à tes oliviers déracinés

à Delphes

avec joie
avec tristesse

je crie

où es-tu?



Quand
exsangue

tu me laisses
enfin

Apollon

désinspiré

je ris
soulagé

je me lamente
dégrisé

je reprends la vie

mais très vite

mon brigand
je t'attends

et je m'inquiète

va-t-il revenir?

même si je l'insulte
je l'aime quand même

mon idole

et je pleure
quand tu me délaisses


trop longtemps


et quand
tu viens enfin

je ris

et

je prends ma lyre
et je te remercie

et je chante
ma gratitude

avec joie
avec tristesse!

Rameau Poète!

Pique-nique
au Parc

Mars

Les œufs volent!

Persan

Je mets mon Joker

Rameau

Poète!

empoisonneurs de la jeunesse!


Ah

médecins
décideurs
politiques

de la Santé

vous avez
décidé

par on ne sait quelle lubie

de mettre des images
chocs

sur les paquets de cigarettes

ingénument
vous croyez

que mettre la Mort
en image

suffit

pour écarter
la jeunesse

de la tabagie

si je comprends
votre logique!

Ah

bande de fous

déjà les jeunes gens
se préparent

à les collectionner
sanglantes

vos images

à les regarder
comme des représentations

cultes
gothiques

vos images
violettes.

Ah

je ne sais pas
qui
vous a orientés

dans cette décision

quel est le tordu
qui

a soufflé
cette idée

mais je la devine
que trop

je la pressens

la faucheuse!

Ah

déjà
je redoute

les conséquences de votre bêtise

accroître les achats de cigarettes!

médecins
décideurs
politiques

reculez
prenez une autre décision

sinon la postérité vous jugera
sévèrement

dira de vous
de votre campagne

de photos chocs
sur les paquets de cigarettes

empoisonneurs de la jeunesse!

-c'est certain!


Eric ZEMMOUR bientôt Quai Conti
-c'est certain!

Angelo RINALDI en frémit
-c'est certain!

Chaque dépouillement des brigues
-c'est certain!

Représente une épreuve- ouf!
- c'est certain!

Ce n'est pas de son vivant
-c'est certain!

Que ZEMMOUR sera élu -tant pis!
-c'est certain!

Qu'une fois mort- il rit- à sa place
-c'est certain!

Mais pourvu que ZEMMOUR n'ose pas
-c'est certain!

Mais pourvu qu'ils n'osent pas! RINALDI
-c'est certain!

En périt s'il est élu ZEMMOUR-
c'est certain!

Et je le plains à la fin Rinaldi Poète!

Et alors je pleure!

Ah

il est de mes peines

certaines

impossible

à mettre en poème

de mes chagrins

certains

à rimer



et alors
Apollon

n'est d'aucune aide

et la Muse
d'aucun recours

et alors j'abandonne
ma lyre

et alors je dépose ma couronne de laurier

à terre

et
alors

je pose les mains sur la tête

et alors
comme un moine

devant

un jeune larron
qui se débat et crie

sa douleur
de quitter la vie

sans pouvoir intervenir

dans une pendaison


sans son
je pleure



comme sur la tombe
de
Réginald

à Menton

muet
je pleure

comme

à chaque lecture
d'une vidéo

de Daoust


sur youtube

inanimé
je pleure


comme là

sur
ces paroles
de

Hoist the colours

blues
poésie

dans le film
Pirates des Caraîbes

fasciné
je pleure!



A chaque fois

la peine m'envahit
Artax peine

la douleur m'enlise
marais Charon

sentiment noble
fraternel

et je lâche la plume

et

je pleure

et alors

je pleure!


Mais

je reconnais

en même temps

un mauvais sentiment
m'envahit

aussi

une sourde jalousie me ronge

et j'en ai honte

et alors
je suis plein de reproches

envers Apollon

pourquoi ne m'inspire t-il pas

envers la Muse

pourquoi ne me souffle t-elle pas


d'aussi
beaux
d'aussi
jolis
vers?

Et alors je pleure!


A la Cour de Récréation!

A la Cour de Récréation

les enfants
jouent
aux billes

tac

poursuite


cercle glouton



se poursuivent
à Chat Perché

babillent

pleurnichent

courent


rient

crient

à la Cour de Récréation!

Gentille Cour de Récréation!

Ah
lecteur


méfie toi
pourtant
de cette paix
apparente
de ce marais
K-Ways multicolores

à la Cour de Récréation

les enfants
y apprennent

la loi du plus fort

comprennent
vite

sa loi de la Jungle

appréhendent
vite

que la devise de la République
à l'entrée de la Communale

y est
un vœu pieux!

Liberté du plus fort

inégalité des conditions

animosité mutuelle

à la Cour de Récréation!

Méchante Cour de Récréation!


O

gare
à celui

qui rapporte
innocence maltraitée
qui croit à la Vertu

pauvre enfant
petit Robespierre

l'institutrice
n'interviendra
jamais pour toi
le Maître

est impuissant

ou discute
indifférent
à ton destin
du dernier Congrès
avec un collègue

ou te regarde
et mâchonne sa pipe
impassible
à ton sort

cruelle Cour de Récréation!

Ah

malheureux

si tu en parles
à tes parents

n'attends pas plus d'oreilles compatissantes
tu n'auras aucune consolation!


Défends toi donc
te répondront-ils

à la Cour de Récréation

sois fort
frappe

à la Cour de Récréation

sois un petit homme

à la Cour de Récréation!


Et pourtant

qu'elle est belle
qu'elle t'attire

avec ses nobles marronniers

et elle te sourit
à travers la lumière

et elle sèche tes larmes

la Cour de Récréation consolatrice


et que tu l' adores quand y règne
cette odeur tenace
de café brûlé

16H à Levallois-Perret

et les saisons
s'y succèdent
et tes années de Primaire
s'y déroulent

trop vite
si lentement

et combien tu l'as pleurée
ta Dame
à la dernière kermesse
en fin d'année de CM2

quand tu as embrassé son sol
en tournant sur toi

quand tu l'as quittée
pour une autre

plus cruelle
plus douce

pour la rentrée de septembre prochain
pour celle du Collège Cavé

mais là
tu y connais les règles!

A la Cour de Récréation!

ange impertinent Saint Augustin!

Ah

jeune patricien africain

tu t'es réfugié

noble fils de Tanit

sur cette plage
déserte

et tu dénoues
ton chagrin

fil doré orichalque

et tu parles
tout seul

et

tu files
le sable

dont

tu comptes
un par un

les grains dorés

et tu pleures

ta jolie
te délaisse

et tu la maudis

la cruelle ne t'aime plus!

Ah

tu as pris dans les mains
un simple coquillage
argenté

et tu l'as rempli par dépit

de l'eau de mer

et tu as versé dans un trou dans le sable

inutilement

de l'eau de mer

inépuisablement

travail vain comme ton amour


de l'eau de mer


pur enfantillage!

Absorbé
par ton loisir

tu n'as pas vu
cet inconnu se rapprocher

te poser
sur tes épaules frêles

une main interrogative

"Mais ne vois-tu pas que cela est impossible ?"

t'interroge

l'homme mature
l'intellectuel

en Grec

en souriant de ta bêtise.

Et alors
brusquement

ces paroles te sont venues
insolentes
énigmatiques


"Eh bien,

c'est plus facile de mettre toute l'eau de la mer dans ce trou

que de comprendre

ce que tu cherches à comprendre!"


Et tu as fui
étonné de ton hardiesse!

Ah plus loin
quand tu as repris le souffle

jeune homme

tu l'as vu

s'agenouiller
pleurer

et tu t'inquiètes

l'aurais tu involontairement blessé?

Et déjà tu regrettes ton coup de sang
et tu voudrais revenir vers lui

demander pardon

mais timide tu n'as pas osé!

Ah jeune homme
ne te lamente pas

involontairement
tu l'as aidé

toi le païen
si je te parle de Providence Divine

tu hausserais les épaules

en ce moment

par ta réponse Pythie

il élabore sa doctrine de la Trinité

pour lui tu es
un messager venu l'aider

ange impertinent
Saint Augustin!

Scotland Yard

Ah

sur la table du salon
nous avons étalé
sur le marbre
le jeu

nous  avons échangé les rôles
sur la table du salon
nous avons joué
sur le marbre
à M. X

nous allons de station à station
à Londres
sur la table du salon
nous attrapons les bus
sur le marbre
Détective

nous prenons taxi et taxi
sur la table du salon
nous voguons sur la Tamise
sur le marbre
fatalement ennemis

nous nous dissimulons
sur la table du salon
nous nous révélons
sur le marbre
vraiment amis

et chaque instant dure -coup double
sur la table du salon
et le temps passe trop vite-black ticket
sur le marbre

et

je ris
sur la table du salon
je gagne
sur le marbre
avant le vingt-quatrième mouvement

et

je pleure
sur la table du saison
j'ai perdu
cette journée
qui se passe
est passée
ne passera plus
sur le marbre
après le vingt-quatrième mouvement

et

même maintenant

je sens encore la moiteur de cette journée de juin
sur la table du saison
je regarde
les candides lilas
porter leurs lourdes peines
Atlas
sur le marbre
s'évaporer rien que pour moi

en tristesses
amies
en joies
ennemies

et la fin est proche
l'ami va partir
les déménagements s'annoncent
nous nous reverrons pas
à la Rentrée
et je lui dis au revoir
en juillet

heureusement il y a encore le Camp

et je range mon jeu
sur la table du salon
mon ami
à vie
sur le marbre
méchant Apollon
mon
ennemi

Monsieur X

Scotland Yard

Poète!

si Heine ne chante plus la Loreley!

Ah

jeune femme
tu t'es assise
innocente créature

et tu te peignais

tranquille beauté du Rhin

quand
un jeune homme
fou de tes refus

s'est précipité
dans le vide
dans le gouffre

et tu n'as rien fait
et tu l'as laissé se noyer
et tu n'as pas crié au secours

tu as juste ri!

O

depuis ce jour
tu trembles

jeune fille

à chaque fois
que tu entends

vieille femme

un vieillard de ton âge ou un de tes petit-enfants

te chanter
innocemment

la Loreley

inlassablement
de

Heine!


Ah

tu maudis

ce jour

ce Poète
qui
sommeillait
en face

celui qui a tout vu de la scène
mais qui ne t'a pas dénoncée
aux autorités
pour autant

celui qui s'est vengé par des vers

cruel Dexter Poète!



Ah

toi

seule

tu connais la vérité
et tu entends

déjà

cette chanson
te guider

en
enfer

ou au paradis
si le jeune homme
suicidé

t'a pardonné

si
le Poète
ne pleure plus

si Heine ne chante plus

la Loreley!



---------------------------------------------
Ich weiss nicht was soll es bedeuten,
Dass ich so traurig bin;
Ein Märchen aus alten Zeiten,
Das kommt mir nicht aus dem Sinn.
Die Luft ist kühl und es dunkelt,
Und ruhig fließt der Rhein;
Der Gipfel des Berges funkelt
Im Abendsonnenschein.
Die schönste Jungfrau sitzet
Dort oben wunderbar;
Ihr goldnes Geschmeide blitzet,
Sie kämmt ihr goldenes Haar.
Sie kämmt es mit goldenem Kamme
Und singt ein Lied dabei;
Das hat eine wundersame,
Gewaltige Melodei.
Den Schiffer im kleinen Schiffe
Ergreift es mit wildem Weh;
Er schaut nicht die Felsenriffe,
Er schaut nur hinauf in die Höh.
Ich glaube, die Wellen verschlingen
Am Ende Schiffer und Kahn;
Und das hat mit ihrem Singen
Die Lore-Lei getan

----------------------------------------------
Nina Hagen - Lorelei - 1983
http://www.youtube.com/watch?v=otJOixKnZAQ&feature=related

Apollon se tenant sur l'épaule d'Arès!

Ah

lecteur

ne cherche jamais dans mes vers

de la joie
de la liberté
de la bienfaisance
une leçon de morale toute faite
un pensum bien établi dans mes œuvres d'art

ne t'illusionne pas
dans ma poésie

toujours

Apollon se réconcilie avec Arès
ils se font frères inséparables
câlins

lecteur prête l'oreille
à hurlement de la pythie
aux râles des morts

ils ont la même tonalité

entends
lecteur dans mes
rimes
se mouvoir le char du dieu de la guerre

crisser
comme une craie sur le tableau noir

Arès
douleurs
nerfs secoués
incohérence
désordre
bestialité
laideur

pas de pitié pour toi lecteur!


ah

le dieu de la poésie ne rabroue
jamais
son cruel frère

dans mes vers

Apollon est tendre avec lui
et ne t'exaspère pas de cela
d'avaler ce verre d'eau-de-vie
de retenir cette leçon

lecteur

ne juge pas trop vite
mon inspiration
mes divins inspirateurs

ne sois pas austère
ou moraliste

les deux dieux habituellement antagonistes

je les aime bien
je les adore réconciliés

Apollon se tenant sur l'épaule d'Arès!

mercredi 26 juin 2013

brouillons!

Ah la maîtresse est tombée par hasard sur le cahier de brouillon et enfant tu as baissé les yeux rougissant tu attends la tempête vaguement tu ...brouillons!

"J'ai peur! La terre est si froide!"

Ah

ce soir

il n'a pas
le temps

d'y prêter attention

le jeune écrivain doit vite
la ramener
chez
elle

ce soir
il est pressé

de conclure
sa petite affaire

et
il n'a même pas jeté
un regard

tout admiratif
de sa nouvelle maîtresse
sur son épaule
de ses longs cheveux blond Eden

quand

l'a supplié
le petit mendiant
crasseux
l'a
supplié
le petit qui grelottait

dans le froid

"M'sieur

10 sous
j'ai faim

pitié

10 sous

je n'ai pas d'endroit où dormir

seulement 10 sous

ce soir

sinon je vais mourir

j'ai peur

que 10 sous

la terre est si froide!"

Ah

vitement
Le cocher l'a chassé

l'a dispersé

un bruit mat

peut être une gifle

-le chauffeur est quand même allé trop loin!

Tant pis, c'est la vie!

et

l'écrivain
déjà

n'entend
au loin

que des bruits de pas d'un enfant qui se presse
ouatés
que des gémissements étouffés dans le silence
d'une nuit de février
à
Paris
sous la neige!

Ah
qu'importe

c'est la vie!

et les chevaux
vrombissent

et l'écrivain
admire

sa dame

cette nuit orangée

cette neige qui recouvre les Quais et l'Opéra

ce froid piquant
si agréable
quand
il lit
près de la cheminée

et la soirée se passe
et
se ponctue

et l'écrivain a de nouvelles maîtresses

et le dramaturge n'a jamais autant écrit

et les succès s'accumulent Dantès

et les enfants le lisent passionnés

et l'Homme de Lettres joue à D'Artagnan

et les jeunes gens courtisent ce Pharaon des Arts

et les vieillards le regardent amusés


..... peut être bientôt l'Académie?

L'écrivain
mûrit

semble si heureux

engrange les succès

et pourtant
à part son fils

nul ne connait son secret
qui le ronge

nul ne devine ses chagrins
qui le taraudent

nul ne comprend sa malédiction!


Inexplicablement

chaque nuit

commence
le calvaire
pour l'écrivain
le cauchemar

même vieux

il revit la scène
au ralenti

éternellement

il refuse dix sous
à un enfant

qui a froid
qui a peur de la Mort!

-qu'est-il donc devenu
ce gosse
?

Le romancier l'a cherché partout

-même dans les morgues!
En vain!

A chaque fois

le littérateur entend
enfer

inlassablement

cette phrase
qui le damne
frère humain
et
le fait entrer au Paradis littéraire

car
chaque jour

il s'impose d'écrire
comme expiation

les Trois Mousquetaires

peut être
les rêves des enfants
le sauveront?

comme pénitence
espère-t-il

et c'est si insupportable
qu'il s'en bouche les oreilles

parfois

et c'est si abominable
qu'il s'est décidé
un jour

à avouer
son crime

à se confesser

à
l'écrire
dans une de ses nouvelles

littéraire extrême-onction!

Lecteur

cherche la bien!

cuisine Dumas!

cette phrase funèbre
se cache bien
mais
je l'ai trouvée

au détour d'une lecture

elle le tue
elle le sauve
elle le damne

Alexandre Dumas Poète

elle me fait
moi aussi
pleurer et créer

Alexandre Dumas Poète

ce matin

"J'ai peur! La terre est si froide!"

mon ami!

Ah

le Précieux

le méchant, où est-il?

j'ai cherché
dans
mon
sac
poussiéreux

le Trésor

où sot te caches-tu?

et

le vilain s'est laissé prendre

et
enfin

je l'ai sorti

et
cérémonieusement

ce livre

je lui ai donné

le livre

et

joyeusement

à mon ami
d'enfance
je lui ai souhaité

heureux

un joyeux anniversaire!

Ah
pour sûr

il va l'aimer

et je m'en réjouis

pour lui

il va aimer à le lire!

Et
les jours

et les mois

et les années

passent

mais jamais

l'ami

n'est dissert
à son propos
ne m'en parle
même pas
pour
le dénigrer
ou le louanger

et

je n'ose pas l'interroger
mon ami d'enfance
sur ce sujet

je suis trop timide!

Ah

quand je viens en visite
chez mon ami d'enfance

maintenant

discrètement

je le reconnais

je vérifie s'il est toujours là

mon ami Livre

et quand je le trouve
certes
il est dans la bibliothèque

bien rangé

il me sourit

mais je le vois bien

jamais lu
impeccable
non corné
vierge de toute annotation

même pas une protestation
dans
la marge

il me sourit triste!

Et à la longue

je l'avoue
cela m'agace
je le confesse

je lui en veux
un peu
à mon ami d'enfance

de le laisser mourir

dans l'oubli d'une bibliothèque

mon livre

et je me repens
tant
de le lui avoir offert

mon ami!

Ah

complètement
j'en veux
maintenant

à un ami d'enfance
qui ne sait pas goûter
la richesse
de mon cadeau

et depuis
je lui garde rancune



et je regrette de m'en être défait

et je me demande
quand je vais le reprendre

mon ami!

A la porte de la mort
vieillard

j'ai eu tort

je le confesse

j'ai rompu avec un ami d'enfance

nos chemins ont divergé

c'est de ma faute

pour un prétexte futile

et nous nous voyons plus

mea culpa


et tout cela

pour un livre
je pleure

mon ami!

mardi 25 juin 2013

MAURICE CAREME Poète Minuit coeur d'un artichaut!

Ah

qui se souvient de toi
MAURICE CAREME?

ai- je entendu dans une émission
littéraire


cette

cruelle
question
ironique!

Et tous
de se

gausser
de se tordre de rire

et tous de te condamner


Poète


MAURICE CAREME


gentil cadichon

jugé

bon

que
pour
les
Récitations!

Jugement sans appel
des critiques

condamnation!

Ah

j'ai reculé d'effroi

Récitation

pour moi

pas pire châtiment pour un Poète
que d'être

dévidé
mécaniquement
décervelé

sans cœur
sans raison

par des cruels enfants
qui se vengent

de la bêtise de cet exercice

la Récitation!

O

pas pire châtiment

pour l'enfant

que
de prendre le masque
d'un inconnu

de
se prêter à des émotions adultes

pendant la une Récitation

et lui ce

MAURICE CAREME

il

s'y applique
sadiquement
il se fait réciter avec joie

consternation!


Ah

j'ai
en vain
cherché

dans

ma
mémoire
d'enfant sage

mes mémoires d'écolier studieux

des vers de toi

amnésie
voile rouge

traumatisme Jacques Prévert!


Et

dans le doute

je suis allé chercher
sur le Net

et du coup

j' en ai oublié
mes péripéties académiciennes

bénédiction

et j'ai lu tes poèmes!

J'en n'ai jamais appris aucun

malédiction!

Et puis je t'ai potassé
comme les Discours de l'Académie
je t'ai savouré

et en lisant un par un
je me suis émerveillé

en m'imaginant à 10 ans!


Normal que les enfants t'aiment bien

MAURICE CAREME

ta récitation est récréation

et je me suis revu

plein d'effroi
cruel enfant
compatissant
facétieux

enfant
comme eux

en te lisant à haute voix

te récitant

ce poème

L'heure du crime!

Ah

même si je refuse
le principe

Poète

même si je maintiens
l'interdiction

que mes vers ne soient jamais récités

en classe
par des marmots

tremblants
bafouilleurs

je reconnais que tu as du talent

et

je te dis
avec les enfants

Merci MAURICE CAREME

Poète Minuit coeur d'un artichaut!

Valois Poète!

Mai

Salle des Gardes


j'écris
mon nom

au
mur

du château
de
Cognac

en vers

prisonnier

Net

Valois Poète!

j'y saule-pleure!

Mars

Feyen

brumes sur la mare

mare aux canards

toujours

et

encore


j'y cours!



Mars

Feyen

brumes sur la mare

mare aux canards

toujours

et

encore

j'y rêve!



Mars

Feyen

brumes sur la mare

mare aux canards

toujours

et

encore


j'y bois le chagrin!


Mars

Feyen

brumes sur la mare

mare aux canards

toujours

et

encore


j'y larme!





Mars

Feyen

brumes sur la mare

mare aux canards

toujours

et

encore


j'y saule-pleure!

Osselets Poète!

Joli Mai mouton genoux écorchés retournette ce matin je lance ma ritournelle langue sur le côté un.... deux..... trois......... quatre.......... je pleure maintenant tête de mort mais ouf c'est fini la partie je ris Osselets Poète!

Gris! Gris!.......grigri! Soleil!


Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris!Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris...


...grigri!

Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris!Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris!


..grigri!

Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris!Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris-Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris! Gris.....


...grigri! Soleil!

Apollon flippe-moi!

Apollon

flippe
moi!

bumpers

Tout de suite!

Je crie!

pas demain!

Kickers

Apollon

flippe
moi!

slingshots


Pas avant!

Je pleure!

Pas hier!

drop targets


Apollon

flippe
moi!

spinners

Pas sur ma tombe!

J'amortis!

Cette épitaphe!

flippers


Apollon

flippe moi!

gobble holes

en enfer
ou
au Paradis

Jackpot


je prie

pas de purgatoire!

Je claque!


Apollon

flippe moi!

Sois doux
avec ton Poète!

Avion!

Sinon je te délaisse!


Apollon

flippe moi!

Partie gratuite?

je rime

encore un poème?

Apollon

flippe moi!

......................................

TILT

slam tilt


cruel Apollon

je tique!


Demain
je t'attends!

Méchant dieu!

en balayant ma mèche

Sournois Phébus!

en abandonnant mon flipper poétique!


Apollon

flippe
moi!

Lac de Skye!

Lac de Skye!

J'aimerais

y

faire

de l'ocarina!






Mais

Albator

ne

viendra

pas!






Mais

Charlie

n'a

pas

besoin

de

lui!



Lac de Skye!

l'omnitrix!



petit
toi rageur
vainement

ne joue donc pas
gentil

avec moi

à Ben 10!

Ah


petit

c'est si dangereux

ne t'enhardis pas

plutôt passe ton chemin
petit
ne fais pas le malin

je le sens
tu vas pleurer
petit

et j'en serai désolé
compatissant Poète!

O
file vite

petit

sois véloce

car

toujours c'est moi qui la tape
féroce

pas ta gueule
petit
à la fin

l'omnitrix!

A l'éclade... à l'éclade!

A l’éclade....

les invités

tout en blanc

se barbouillent
les cheveux

élégants

se charbonnent
les vêtements

galants

amants de la lune
se salissent
la bouche

poliment!



A l'éclade....

les enfants
se faufilent
chapardent

bavards

chipent
à pleine main
les moules

blafards


se gavent

de pain
de beurre salé
de coca

cafards

se baffrent
se disputent
se réconcilient
et
s'embrassent

braillards!


A l'éclade....

le feu
picote
mes yeux

l'andouille
grille

et

la graisse
percole
ma tristesse

et je pleure
et je compose
et je ris

et je regrette

les années qui passent

que j'étais heureux

à l'éclade!

DECRET C-64525658-NUIJ-455888

Ah

c'est l'agitation

au ciel

et les anges

discutent
débattent
écoutent

les orateurs

éloquents
ou timides
ou déconcerteurs
ou insolents

se succéder un par un à la tribune

et
les insultes
volent
les plumes

et le tumulte grandit!

Aujourd'hui

Les archanges ont décidé

il faut mettre un terme à la Polémique
prendre une décision
arrêter un canon

et les avis divergent!

Ah

certains chérubins
matérialistes

démontrent

son inexistence
qu'il n'y a aucune preuve de sa réalité

juste une Idée

l'opium du Peuple
suggèrent même les Trônes Onfray!

D'autres

au contraire
démontrent

par la Foi
par la Raison

son existence
qu'il est bien apparu
qu'il a laissé des signes tangibles

et les Vertus d'opiner dans ce sens!

Ah

le vote a lieu
et
le silence règne pendant le dépouillement des suffrages

plus de 90% des anges réfutent son existence

et les Archanges entérinent
pouvoir exécutif
la décision du Peuple

scellent le Décret
pour le porter
à Dieu

Monarque anglais de la Cité Céleste!







DECRET C-64525658-NUIJ-455888

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Article 1 L'Homme n'existe pas!

Rimbaud alexandrin!

Ah

tu as tout supporté
de ton protégé

esthète

de l'enfant

de celui que tu as reçu chez toi

de l'adolescent

mendiant
fou
requérant
une approbation
cherchant

de ta part

Bon Samaritain

de l'Homme déjà

mais là maintenant

tu rugis


c'est trop!



il a bu ta réserve
de vin

le vilain

vidé les liqueurs

le Paturel

s'est promené
nu
dans le couloir de ton vaste appartement

le garnement

séduit ta bonne et ton valet

l'amoral

et tu n'as rien dit
le guidant

désabusé

dans son ivresse

le bordant dans son lit!

Hi

tu as tout supporté

gentil Mentor

et tu as tout enduré

Sage Maître Poète

mais tu as craqué

le jour

où l'effronté
t'a dit

effroi

ce matin
à l'aube déjà levé

sur toi

posant

adulte

froid
iceberg
bleu
norvégien

ses yeux

quand Rimbaud t'a dit

avec maturité

sobrement
avec détachement
insolemment
avec évidence

L'alexandrin est mort!

O

son audace t'a foudroyé
et
tu as

été touché

mortellement

coups de
feu
soleil or flamand

et tu es parti en claquant la porte

et il sollicite
son pardon
et il t'implore

en vain


le fauve t'a blessé
dans tes certitudes
trop
dans tes habitudes

il va trop loin!

Hu cheval,
tu l'as confié

à d'autres

et Rimbaud a vécu loin de toi

et toi tu as été élu
Quai Conti

mais

ce soir encore
tu le lis
Académicien


de ta vie
à la lueur finissante
du feu de cheminée

et tu l'admires
encore

et tu pleures
Banville
et tu regrettes

la mort

de

Rimbaud alexandrin!

pauvre Poète oiseau

Jardin enneigé
prunier en fleurs
pré vert au loin

33 tours


dans une maison
au toit rouge

drame

cage dorée

et
oiseau roi


et
enfant en pleurs......!

Moineau

l'oiseau
se heurte

moineau

l'oiseau se fait mal

moineau

l'oiseau chante triste

grégorien

dans sa si jolie cage

que faire?

Mais
enfant

ne lui ouvre pas
les portes
de
sa cage

pour alléger ses souffrances

-une fois envolé

le moineau
se meurt!-

mais enfant

n'écoute pas Jacques PERRET

-c'est un jeu cruel
que
de suivre à la lettre

une si jolie chanson meurtrière
pour
ce si gentil moineau du Japon! -


mais enfant
ne pleure pas

et trouve-lui une compagne


mais enfant
ris

et trouve-lui une compagnie
pour qu'il chante
souverainement

dans la cage

comme
pour moi

dans mon Prévert
enfermé

pauvre Poète

oiseau

le Quai Conti!

Maître du Monde ne sois pas froussard Octave!

Maître du Monde ne sois pas froussard OCTAVE!


Ah

gentille maman

dit l'enfant romain, dit l'enfant blond

en pleurant

protège moi

sans cesse
des
aigles

viennent
m'importuner

m'apporter

des
pommes
des pains
des couronnes de laurier

à droite
à gauche

quand je marche
quand je prie

maintenant

je ne peux plus
faire

un pas

dehors

sans cesse
être

persécuté

par ces volatiles

et

même dans ma chambre
les aigles
m'importunent

l'un

n'a t'il pas osé
me veiller

la nuit dernière?

-Destin à la Bieber, à la Rebecca Blake!!

Ah

j'ai peur

défends moi maman

Zeus veut-il m'enlever

l'ogre céleste
veut-il

remplacer
Ganymède?

Je ne veux pourtant pas
finir

échanson
céleste

secours moi

Matrone Mère!
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Ah mon fils
cesse tes craintes

ce soir je vais en parler
à ton
oncle

il v a rire de tes frayeurs

mon frère trouvera mieux
les paroles

que moi


pour te rassurer

après tout il est Pontife
ton oncle César

il sait déjouer

les ruses
les farces

des dieux

ne pleure plus

souris
mon enfant

tu attires
les aigles

facilement

tu les adoptes


c'est un bon signe
accepte le
mon fils


je te présage
un beau destin

Maître du Monde

ne sois pas froussard

Octave!