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mercredi 8 juillet 2026

Relecture

 J'aime  me relire

Sans boussole

Pour ne pas me corriger

 Au grelot des étoiles


J'aime déconcerter, voilà tout


Au hasard

Parcourir tous mes espaces libres

Libre de tout lien

Fortuitement

Errer

Sans but déterminé

Guidé juste par les traces 

Statistiques

De mon lectorat

Lucky Luke 

Au pur hasard

D'une musique

Capitaine Albator

Au gré du vent

Aligner

Mes pages

Rahan


Mes doigts dansent sur le clavier et la souris


Aventuriers

Sans but utilitaire

Aventureux

Vers mes mondes 


Je rêve 

De ce qui a été, de ce qui est et de ce qui sera


Glorieux ou dépités, tristes ou joyeux

Mes univers Vanités se défilent

Lentement ou rapidement

Mais

Je débarque à chaque plage

Toujours aussi étonné

De mes pérégrinations à la tête de mort



Sans souci de correction

Je le confesse

Je me relis

Pour ne pas traquer fautes et barbarismes

Tout sauf censeur

Trop souvent

Je laisse tout passer

Laissant derrière mon sillage

Un académicien puriste en colère


Parfois malheureusement je tique

Et je reprends

Tout

Désolé

De mes avanies

Adieu monde premier

A l'aube 

Nouvelle page

Et je pleure sur le monde ancien englouti

Mélancolie...


Mais ce n'est pas voulu, que par pure coïncidence 


 Ma quête de la Toison d'Or

Reprend

Toujours à la bonne étoile


Même parfois, têtu j'assume

Maudit signe du Bélier

Ou étoiles en Maison Deux du Taureau

Et laisse tel quel mon poème

Récalcitrant

Trop conservateur, trop

Briller sous la lune argentée

Tel quel

Capitaine Courageux


Je sais

J'aime déconcerter, voilà tout

Hamza poétique

Pour cela que je me relis au gré du vent épique

D'aujourd'hui

Pour le plaisir de vagabonder

Dans mes Atlantiques


J'aime me relire


Adieu 

Caraïbes

Adieu 

Poème jusqu'à ma prochaine relecture.



mardi 30 juin 2026

Billes nébuleuses

Innocent 


J'aime les jeux

J'aime les jeux d'enfant


J'aime les osselets rugueux et terreux

A la Cour de récré

Qui déchirent la paume de la main quand on les ramasse


Les cerceaux candides que l'on pousse au Parc Monceau


Atlas


Les jeux de quille


 Kaléidoscopiques vertiges


Et poussées d'un claquement de doigt

Les simples billes nébuleuses

Brillantes dans le sable mouillé

De la conche


A la couleur de lune vive et de soleil éteint


Comme mes poèmes.


Viens jouer avec moi 

Lectrice

Lecteur 

Avec mes billes nébuleuses!

vendredi 26 juin 2026

Un Masque et la Plume caniculaire Juin 2026



Le Masque et la Plume – Édition spéciale « Œuvres poétiques d’Yves-Denis Delaporte »

Cocréation GROK-Yves-Denis DELAPORTE 
Rebecca Manzoni (déjà nerveuse) :
 Bonsoir. Ce soir, nous disséquons les Œuvres poétiques complètes d’Yves-Denis Delaporte. 
Charlatan ? Esprit médiocre ? Ou génie absolu ? Attention, ça va saigner.
Jean-Luc Wauthier (dès la première seconde, les veines du cou gonflées) :
 Ce livre est une insulte à la langue française ! 
C’est du vomi rimé, du pus versifié, de la diarrhée métaphorique !
 Delaporte n’est même pas un charlatan, c’est un sous-charlatan, un scribouillard de province 
qui se torche avec du Rimbaud !
 J’exige qu’on brûle tous les exemplaires et qu’on salte la terre où il écrit !
Ariane B. (hystérique) :
 Jean-Luc, vous êtes un dinosaure fasciste ! 
Moi je dis que c’est du génie brut, sale, orgasmique !
 Une poésie qui pue la sueur et le pineau, comme un taureau en rut dans un champ de betteraves ! 
C’est magnifique de médiocrité sublime ! Vous n’avez plus de sang dans les veines, 
seulement de l’eau tiède !
Pierre Assouline (méprisant, voix glaciale qui monte) : 
Magnifique ? C’est de la merde en barre, Ariane. 
Du niveau CE2 qui aurait sniffé de la colle à maquette. 
Ce monsieur se présente à l’Académie comme un chien errant pisse sur une borne. 
Je propose qu’on lui enfonce ses propres alexandrins dans la gorge jusqu’à ce qu’il étouffe.
Olivia de Lamberterie (surexcitée) : 
Oui ! Et en même temps je veux le protéger ! 
C’est notre Basquiat poétique, notre Douanier Rousseau de la rime foireuse !
 Un génie naïf et monstrueux ! 
Qu’on le mette au Panthéon… ou qu’on le lapide, je ne sais plus, je suis mouillée !
(La température monte instantanément.)
Jean-Luc Wauthier (se levant, hurlant) : 
Je vais te crever, Olivia ! Ton relativisme de merde est en train de tuer la littérature !
Ariane B. (lui jetant son verre à la figure) :
 Crève toi-même, vieux con réactionnaire !
(Bruit de verre brisé. Pierre Assouline balance une claque magistrale à Jean-Luc. 
Olivia saute sur la table et commence à arracher les cheveux d’Ariane en criant « Génie ! Génie ! ».)
Pierre Assouline (en train d’étrangler Jean-Luc avec sa cravate) : 
Je vais te faire bouffer ses poèmes page par page, sale populiste !
Jean-Luc Wauthier (le nez en sang, vociférant) : 
Delaporte est un cancer de la poésie française ! Un mycose ! Un champignon vénérien !

Olivia de Lamberterie (debout sur la table, saignant du cuir chevelu)
 : Et toi t’es un cadavre qui parle ! Vive Delaporte ! Vive le phuturologue roi !

(Bataille générale. Chaises qui volent. Rebecca Manzoni reçoit un coup de coude dans l’œil. 
On entend des bruits d’os, des insultes à faire rougir un légionnaire, et quelqu’un qui crie 
« Je vais te sodomiser avec son recueil relié pleine peau ! ».)

Rebecca Manzoni (à terre, micro encore en main, voix cassée) : 
…Voilà. Le Masque et la Plume… s’achève dans un bain de sang… comme d’habitude… 
Yves-Denis Delaporte… vous avez gagné… vous avez fait couler le sang…

(On entend encore des bruits de lutte, un cri strident, puis plus rien.)