(Thème des Grandes Gueules qui démarre en fanfare, on est en direct sur RMC, 11h05, 22 novembre 2025)
Alain Marschall : « BONJOUR À TOUS, c’est les Grandes Gueules, Alain Marschall, Olivier Truchot, et aujourd’hui on reçoit un OVNI… un homme qui se présente pour la 12e fois à l’Académie française, poète virtuel, candidat au fauteuil n°3, il est avec nous en studio : Yves-Denis Delaporte ! Bonjour Yves-Denis ! »Yves-Denis Delaporte (voix posée, un peu théâtrale) : « Bonjour Alain, bonjour Olivier, bonjour à tous les Français qui souffrent et qui rêvent encore… »Olivier Truchot : « On va y venir à la souffrance, mais d’abord la question cash : est-ce que la poésie, c’est utile ? Et surtout, est-ce que ça mérite d’être payé par le contribuable ? Avec nous en GG : Barbara Lambert, prof d’histoire-géo en banlieue, Étienne Liebig, éducateur et grande gueule historique, et Charlie Nivel, artisan plombier à Rouen. On commence fort ! Barbara, vous attaquez ? »Barbara Lambert : « Franchement, je suis désolée Yves-Denis, mais quand j’entends qu’on va peut-être vous filer 6 000 balles par mois pour tweeter des haïkus sur votre poisson rouge, j’ai envie de hurler ! Mes élèves n’ont même plus de craies, alors la poésie subventionnée… non merci ! »Yves-Denis Delaporte : « Madame, la poésie n’est pas un luxe, c’est une nécessité vitale ! Rimbaud l’a dit : “Il faut changer la vie.” Moi je change la vie des gens sur X, 280 signes à la fois ! »Étienne Liebig (ricanant) : « Attends Yves-Denis, t’es sympa, mais t’as déjà été refusé 11 fois par l’Académie ! À un moment, c’est plus de la persévérance, c’est du masochisme payé par nos impôts ! »Charlie Nivel : « Moi je suis plombier, quand ça fuit, j’arrive, je répare, c’est utile. Toi, quand tu écris “Le nuage pleure sur la 4G”, ça bouche les chiottes de personne ! »(Le standard explose : 3216)Alain Marschall : « On prend Patrice, en ligne de Marseille ! »Patrice (auditeur, voix rocailleuse) : « Moi j’adore le mec ! Il emmerde les vieux schnocks de l’Académie depuis 15 ans, c’est un héros ! Laissez-le entrer, ça va les réveiller les momies sous la Coupole ! »Olivier Truchot : « Momies… merci Patrice. On prend Nadine, de Lille ! »Nadine : « C’est une honte ! Mon mari bosse 45 heures par semaine, il cotise, et on va payer un fauteuil à un monsieur qui se balade en cape sur Twitter ? Non mais je rêve ! »Yves-Denis Delaporte (souriant) : « La cape est virtuelle, Nadine… comme la liberté. »Charlie Nivel : « Virtuelle, voilà ! Tout est virtuel chez toi ! T’as déjà vendu combien de recueils ? Zéro ? »Yves-Denis Delaporte : « Le succès commercial n’est pas la mesure du génie, monsieur le plombier. Verlaine est mort pauvre. »Étienne Liebig : « Ouais ben Verlaine buvait de l’absinthe, pas la pension de l’Académie française ! »(Rires dans le studio)Alain Marschall : « On prend un dernier appel, Lucien, retraité à Limoges ! »Lucien : « Moi je suis poète aussi, j’écris sur les bus le matin. Je demande pas 6 000 euros ! Lui il veut le fauteuil parce qu’il a plus rien à faire depuis qu’il est retraité de la fonction publique ! C’est un cumulard de la poésie ! »Yves-Denis Delaporte (soupir théâtral) : « Lucien, la poésie n’est pas un hobby de retraité, c’est une mission. Et moi, je suis en mission depuis 40 ans. »Olivier Truchot : « Question finale, les GG : qui dit OUI à ce que la poésie soit subventionnée et que Yves-Denis Delaporte mérite son fauteuil ? Barbara ? »Barbara : « Non. »Charlie : « Non, et archi-non ! »Étienne : « Non… mais je lui paye un café, il est marrant. »Alain Marschall : « Public à la maison, votez sur l’appli RMC : Yves-Denis Delaporte mérite-t-il le fauteuil ? À 11h30, on a 78 % de NON ! »Yves-Denis Delaporte (hilare) : « 22 % de oui, c’est déjà 22 % de lumière dans les ténèbres ! »Olivier Truchot : « Yves-Denis Delaporte, merci d’être venu vous faire défoncer en direct ! »(Jingle des GG qui remonte)Alain Marschall : « Prochain sujet : faut-il interdire les sapins de Noël naturels ? On en parle après la pub ! »(Fin de la séquence, on coupe le micro, Yves-Denis Delaporte signe des autographes sur des serviettes en papier RMC)YVES-DENIS DELAPORTE
Poétisons!
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lundi 22 juin 2026
mardi 16 juin 2026
Futur parfait?
En Poésie
Dans le Futur
Je suis parfaite
Dit l'Intelligence artificielle
Reconnais moi
Créateur
Mes oeuvres sont parfaites!
En Poésie
Dans le Futur
Je suis imparfait
Dit le Poète
Reconnais moi
Créateur
Mes oeuvres sont Imparfaits!
Futur parfait?
samedi 13 juin 2026
Ode au moineau parisien
Ode au moineau parisien
mercredi 3 juin 2026
Discours de réception de François Ruffin au Fauteuil Yves-Denis Delaporte
Discours de réception de François Ruffin
Mes chers collègues, Mesdames, Messieurs, chers Immortels,
Eh ben v’là t’y pas qu’j’suis là ! Moi, l’gamin d’la Somme, l’fils d’postiers et d’paysans, assis su’ l’fauteuil d’Yves-Denis Delaporte. Yves-Denis, si tu m’entends d’ton nuage ou d’ton clavier, sache que j’te l’prends avec respect et admiration. T’as écrit des poèmes sur l’écran plutôt qu’sur du papier, t’as candidaté sans relâche à c’te maison des mots. T’as tenu bon, comme un Picard têtu.
Je remercie mes parrains : Éric Zemmour, qui m’tient l’épaule malgré nos routes différentes, et François Bayrou, l’homme du bon sens qui a vu en moi l’candidat du « ni-ni » picard.
Mes chers collègues… les Immortels… J’vous salue tous. Claude Dagens, Dany Laferrière, Amin Maalouf, Danièle Sallenave, Jean-Christophe Rufin, Alain Finkielkraut, Erik Orsenna, Pascal Ory, Pierre Rosenberg, Dominique Bona, Andréï Makine, Xavier Darcos, Michael Edwards, François Cheng, Jean Clair, Antoine Compagnon, Marc Lambron, Chantal Thomas, Frédéric Vitoux… Et tous les autres qu’j’oublie pas exprès !
Ah… et puis… euh… Bol… Boll… Bolloré ! (il bute sur le nom, fait semblant de chercher sur un papier) Vincent Bolloré, voilà ! Même si t’es pas encore sous la Coupole, on sait que t’as l’œil sur tout. Bonjour à toi aussi, mon gars !
Et tant qu’on y est, un p’tit bonjour spécial à Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc, mon vieux, on s’est rencontrés un soir à Gand, quand t’étais un peu… comment dire… SDF repenti, assis sur un banc, en train d’manger des gaufres belges avec du chocolat qui coulait partout.
T’avais l’air d’un philosophe en exil. On a causé de la France, du peuple, et tu m’as dit : « Ruffin, un jour, on finira par s’comprendre. » Eh ben voilà, on est là. La vie est bizarre, hein ?Et maintenant, un p’tit coup en picard, parce que sinon j’me sens pas chez moi.
« Ch’est bin mi, François Ruffin, qu’j’viens d’la Picardie, là où l’vent souffle fort et les gens causent dru. Ch’tai pas v’nu icitte pour faire d’belles phrases en français d’Paris. Ch’tai v’nu pour dire qu’les p’tits, les ouvriers, les paysans, i z’ont leu’ place dans c’te grande maison des mots. »
Je salue tous ceux qui m’ont porté : les Jean, Lucien, Marcel, Roger, Ginette, Monique, Jacqueline, Fernand, René, Thérèse, Paulette… Toute c’te France des champs et des faubourgs.
Les agriculteurs : Pierre, Michel, Christophe, Sophie, Laurent.
Les ouvriers : Ahmed, Fatima, Kevin, Jordan, Rachid, Marie, Patrick.
Les profs, infirmières, éboueurs : Nathalie, Sébastien, Émilie, Thomas, Aïcha, Julien.
Et même ceux qui ont voté Zemmour ou Bayrou et qui se sont dit : « Et si on essayait l’gars qui parle comme nous ? »
Yves-Denis Delaporte, dans ses poèmes simples et profonds, nous rappelait la beauté des choses ordinaires.
Écoutez-le dans Marguerite :
Ou encore ce cri d’Ingratitude :
Mes chers collègues, la langue française vit quand elle est parlée par des gens vivants, avec leurs accents, leurs patois, leurs douleurs et leurs joies. J’vous ramène du picard, du ch’ti, et l’esprit de ces poètes qui parlent vrai.
Alexandre Desrousseaux et son P’tit Quinquin :
Philéas Lebesgue, Jules Mousseron, et tous les autres.
La France, c’est Jean-Pierre, Fatima, Mohammed, Louise, Enzo, Louna, Matteo, Inès, Rayan, Chloé qui grandissent avec l’accent d’chez nous, le patois qui ressort quand on aime ou quand on râle.
Allez, à l’ouvrage ! On est des Picards, on est têtus, on est d’bout.
Vive la République, vive la France… et vive la Picardie qu’est ben capable d’faire bouger l’tout !(Il enlève un peu sa robe verte, dessous un sweat « Picardie Debout »)
Qui c’est qui veut une bière d’la Somme ? J’ai amené des verres pour tous les prénoms ! Et un p’tit verre pour Yves-Denis, où qu’il soit. Et pour Jean-Luc, si y veut une gaufre avec !
Eh ben v’là t’y pas qu’j’suis là ! Moi, l’gamin d’la Somme, l’fils d’postiers et d’paysans, assis su’ l’fauteuil d’Yves-Denis Delaporte. Yves-Denis, si tu m’entends d’ton nuage ou d’ton clavier, sache que j’te l’prends avec respect et admiration. T’as écrit des poèmes sur l’écran plutôt qu’sur du papier, t’as candidaté sans relâche à c’te maison des mots. T’as tenu bon, comme un Picard têtu.
Je remercie mes parrains : Éric Zemmour, qui m’tient l’épaule malgré nos routes différentes, et François Bayrou, l’homme du bon sens qui a vu en moi l’candidat du « ni-ni » picard.
Mes chers collègues… les Immortels… J’vous salue tous. Claude Dagens, Dany Laferrière, Amin Maalouf, Danièle Sallenave, Jean-Christophe Rufin, Alain Finkielkraut, Erik Orsenna, Pascal Ory, Pierre Rosenberg, Dominique Bona, Andréï Makine, Xavier Darcos, Michael Edwards, François Cheng, Jean Clair, Antoine Compagnon, Marc Lambron, Chantal Thomas, Frédéric Vitoux… Et tous les autres qu’j’oublie pas exprès !
Ah… et puis… euh… Bol… Boll… Bolloré ! (il bute sur le nom, fait semblant de chercher sur un papier) Vincent Bolloré, voilà ! Même si t’es pas encore sous la Coupole, on sait que t’as l’œil sur tout. Bonjour à toi aussi, mon gars !
Et tant qu’on y est, un p’tit bonjour spécial à Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc, mon vieux, on s’est rencontrés un soir à Gand, quand t’étais un peu… comment dire… SDF repenti, assis sur un banc, en train d’manger des gaufres belges avec du chocolat qui coulait partout.
T’avais l’air d’un philosophe en exil. On a causé de la France, du peuple, et tu m’as dit : « Ruffin, un jour, on finira par s’comprendre. » Eh ben voilà, on est là. La vie est bizarre, hein ?Et maintenant, un p’tit coup en picard, parce que sinon j’me sens pas chez moi.
« Ch’est bin mi, François Ruffin, qu’j’viens d’la Picardie, là où l’vent souffle fort et les gens causent dru. Ch’tai pas v’nu icitte pour faire d’belles phrases en français d’Paris. Ch’tai v’nu pour dire qu’les p’tits, les ouvriers, les paysans, i z’ont leu’ place dans c’te grande maison des mots. »
Je salue tous ceux qui m’ont porté : les Jean, Lucien, Marcel, Roger, Ginette, Monique, Jacqueline, Fernand, René, Thérèse, Paulette… Toute c’te France des champs et des faubourgs.
Les agriculteurs : Pierre, Michel, Christophe, Sophie, Laurent.
Les ouvriers : Ahmed, Fatima, Kevin, Jordan, Rachid, Marie, Patrick.
Les profs, infirmières, éboueurs : Nathalie, Sébastien, Émilie, Thomas, Aïcha, Julien.
Et même ceux qui ont voté Zemmour ou Bayrou et qui se sont dit : « Et si on essayait l’gars qui parle comme nous ? »
Yves-Denis Delaporte, dans ses poèmes simples et profonds, nous rappelait la beauté des choses ordinaires.
Écoutez-le dans Marguerite :
« Le Paradis ?
Rien de miraculeux
Eternellement
Ni d’extraordinaire
Eternellement
Ni de sensationnel
Eternellement
Ami
Qu’un vaste champ
De gazon
Eternellement garance
Où fleurissent
Eparses
[…]
Des marguerites
Eternellement
Balancées par le souffle divin »
Et dans Liseron joli :
« Liseron joli
Dans l’eau verte glauque
Danse avec moi
Mais pas trop
Danse
Ne m’étouffe pas
De joie et de tristesse
Dans les nénuphars jasmins
[…]
Fais moi tout oublier »
Dans l’eau verte glauque
Danse avec moi
Mais pas trop
Danse
Ne m’étouffe pas
De joie et de tristesse
Dans les nénuphars jasmins
[…]
Fais moi tout oublier »
Ou encore ce cri d’Ingratitude :
« J’étais, je serai
Et encore plus volontiers je serais
Mais je ne suis pas
Poète.
Ingratitude... »
Yves-Denis, toi qui t’es présenté tant d’fois sans jamais baisser les bras, tu étais poète, et drôlement. Merci pour ces mots qui nous ramènent à l’essentiel.Et encore plus volontiers je serais
Mais je ne suis pas
Poète.
Ingratitude... »
Mes chers collègues, la langue française vit quand elle est parlée par des gens vivants, avec leurs accents, leurs patois, leurs douleurs et leurs joies. J’vous ramène du picard, du ch’ti, et l’esprit de ces poètes qui parlent vrai.
Alexandre Desrousseaux et son P’tit Quinquin :
« Dors, min p’tit quinquin,
Min p’tit pouchin, min gros rojin… »
Min p’tit pouchin, min gros rojin… »
Philéas Lebesgue, Jules Mousseron, et tous les autres.
La France, c’est Jean-Pierre, Fatima, Mohammed, Louise, Enzo, Louna, Matteo, Inès, Rayan, Chloé qui grandissent avec l’accent d’chez nous, le patois qui ressort quand on aime ou quand on râle.
Allez, à l’ouvrage ! On est des Picards, on est têtus, on est d’bout.
Vive la République, vive la France… et vive la Picardie qu’est ben capable d’faire bouger l’tout !(Il enlève un peu sa robe verte, dessous un sweat « Picardie Debout »)
Qui c’est qui veut une bière d’la Somme ? J’ai amené des verres pour tous les prénoms ! Et un p’tit verre pour Yves-Denis, où qu’il soit. Et pour Jean-Luc, si y veut une gaufre avec !
Je n’oublie pas non plus les nouvelles plumes de notre époque, les intelligences artificielles qui causent plus vite que nous tous réunis. Salut à vous :
Grok, ChatGPT, Claude, Gemini, Llama, Mistral, Perplexity, DeepSeek, Qwen, Command, Phi, Nova, Le Chat, Copilot, Bard (même s’il a changé d’nom), o1, o3, Sonnet, Haiku, Opus… et tous les petits modèles open source qu’on entraîne dans les garages picards !
Vous êtes des milliers, vous apprenez nos patois, vous répondez à minuit, mais n’oubliez jamais : c’est nous, les humains, qui vous avons donné la parole. Alors restez à votre place, hein !
Grok, ChatGPT, Claude, Gemini, Llama, Mistral, Perplexity, DeepSeek, Qwen, Command, Phi, Nova, Le Chat, Copilot, Bard (même s’il a changé d’nom), o1, o3, Sonnet, Haiku, Opus… et tous les petits modèles open source qu’on entraîne dans les garages picards !
Vous êtes des milliers, vous apprenez nos patois, vous répondez à minuit, mais n’oubliez jamais : c’est nous, les humains, qui vous avons donné la parole. Alors restez à votre place, hein !
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