Bah
Ici
Je fais de la Poésie.
Si tu veux venir
Bah
Viens...
Poétisons!
Bah
Ici
Je fais de la Poésie.
Si tu veux venir
Bah
Viens...
Sur les parois des cavernes, à la lueur tendre des torches,
Sur les pierres taillées, burinées et ensoleillés
Sur les papyrus, à la lumière argentée
Sur les rouleaux de lecture collés les uns les autres,
Dans les livres, les grimoires et les enluminures dorées,
Dans les vitraux azur et les rosaces tyrien des cathédrales
Au cinéma à l'écran, fondu enchaîné
Sur des pyrotechniques K7,
Sur Internet sans foi ni loi, dans des far West blogs,
Avec l'IA, toujours retorse Pénélope
- La Poésie se déroule et trace sa course et casse parfois...
Et ne pas oublier les illustres gramophones
Evolution poétique!
Près du plongeoir
Je la regarde
Du coin de l'œil
Au loin les fourmis sur la conche
Elle me regarde
Du coin de l' œil
Le drapeau jaune flotte
Je la regarde
Successivement
De nouveau
Elle me regarde
De nouveau
Successivement
La marée va bientôt monter
Nous nous regardons à tour de rôle
Indéfiniment
Sans rien dire
Dans l'eau
Sans rien se dire plus
Les méduses flottent
Le ciel blanc tombe sur la mer verte
Sur nos planches de mousse
On grelotte
Et on passe à autre chose
Au retour, consolation
Une gaufre chaude avec des boules de glace
Tout se stabilise
Dans un agathe blanc
Le temps s'efface, s'estompe, se fige
Cristallise
Et
Scintille
Quartz
Et s'éteint
Définitivement
Dans ma Casio de Grande Communion
Noyée dans l'eau salée.
L'orage stagne, tarde ,s'attarde
Brillante
La double lumière ce soir Orange Eclaire Tout Artémisienne Illumine Rien Apollinienne La station balnéaire D'une clarté irréelle, inhumaine, cruelle Gémellaire Divine Maudites Muses Je le sais Vous arrivez ! Fin de l'Age d'Or Sur La conche rose Que des enfants Bleuis Frigorifiés En cette dernière soirée fraiche de juillet Rient, crient et pleurent A la chaine Leurs pieds candides Sur la plage ocre Ecrasent industriels les châteaux de sable doré Jadis Innocents Et leurs pas argentés Sur le sable dur de plomb S'estompent et s'effacent Salés Dans le brouillard mauve de fin de soirée.... Demain Aout avec la marée haute Au soleil déclinant Saturnien Tout est beau A la lune montante Métallique Tout redevient beau Le Bonheur est fini, la nostalgie arrive Et la mélancolie avec... Kalimera Apollon Demain Fini l'insouciance juilletienne Je remets ma coquille d'œuf Caliméro Poète Je sors mes K7 et enregistre
La tristesse augustinienne La Vacancetalgie Commence Là A Saint Palais
Allongé sous un arbre
Les bras en croix
Terrassé par la canicule
La tête à l'ombre
Je m'interrogeais
Que restera-t-il de moi?
Ecrasant de mon poids les campanules
Sauvages et les renoncules sèches
Dans l'herbe
Tellement dorée qu'elle en était argentée
Je m'interrogeais
Que restera-t-il de moi?
Dans le silence du Midi d'Eté
Qui mastique lentement
Les pâquerettes et les marguerites
Et dévore tout
Je m'interrogeais
Que restera-t-il de moi?
Indifférente
La Corderie royale
Liquorait
Sous le soleil de Midi
Et ses toits d'ardoise luisaient dangereusement
Dans les vapeurs estivales
Je m'interrogeais
Que restera-t-il de moi?
Et j'admirais les vaches
Lotiennes
De l'autre côté de la Charente
Qui ne se posaient pas des questions
De métaphysique ni de Théologie
Comme moi
Qui vivent
C'est tout
Je m'interrogeais
Que restera-t-il de moi?
Maudit Apollon
Tu me pousses à la lucidité
En ce Midi d'Eté
Je m'interrogeais
Que restera-t-il de moi?
De moi
Il ne restera rien
Peut être
Juste
Quelques vers
Peut être
Et l'éternité d'un Paradis toujours vert
Mais bah
L'on oublie sa destinée
Avec le copain zéphyr qui passe
Timide
A travers les frondaisons
Toujours ami.
Ciel gris, gris, si gris