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samedi 8 août 2026

Evolution poétique

 Sur les parois des cavernes, à la lueur tendre des torches, 

Sur les pierres taillées, burinées et ensoleillés

Sur les papyrus, à la lumière argentée 

 Sur les rouleaux de lecture collés les uns les autres, 

Dans les livres, les grimoires et les enluminures dorées, 

Dans les vitraux azur et les rosaces tyrien des cathédrales

Au cinéma  à l'écran, fondu enchaîné

Sur des pyrotechniques K7, 

Sur Internet sans foi ni loi, dans des far West blogs, 

Avec l'IA, toujours retorse Pénélope


- La Poésie se déroule et trace sa course et casse parfois...


Et ne pas oublier les illustres gramophones


Evolution poétique!

jeudi 6 août 2026

CASIO

     Près du plongeoir 


Je la regarde

Du coin de l'œil


Au loin les fourmis sur la conche


Elle me regarde

Du coin de l' œil


Le drapeau jaune flotte


Je la regarde 

Successivement

De nouveau

Elle me regarde

De nouveau

Successivement


La marée va bientôt monter


Nous nous regardons à tour de rôle

Indéfiniment

Sans rien dire

Dans l'eau

Sans rien se dire plus


Les méduses flottent


Le ciel blanc tombe sur la mer verte


Sur nos planches de mousse

On grelotte

Et on passe à autre chose


Au retour, consolation

Une gaufre chaude avec des boules de glace


Tout se stabilise


Dans un agathe blanc

Le temps s'efface, s'estompe, se fige

Cristallise

Et

Scintille

Quartz

Et s'éteint

Définitivement

Dans ma Casio de Grande Communion

Noyée dans l'eau salée.



lundi 3 août 2026

Atermoiement

 L'orage stagne, tarde ,s'attarde

Et je maudis
Cet atermoiement

Le ciel s'assombrit ,s'obscurcit
Et je maudis
Cet atermoiement

La pluie hésite, mitige timide
Et je maudis
Cet atermoiement

Apollon ne vient pas ,je procrastine...

Heureux atermoiement

Ouf IL pleut - et à grosses gouttes brûlantes à ROCHEFORT... et je compose.

Ciao atermoiement ! Ou plutôt merci atermoiement.
Instant Crush !

vendredi 31 juillet 2026

VacanceStalgie

 Brillante

La double lumière ce soir Orange Eclaire Tout Artémisienne Illumine Rien Apollinienne La station balnéaire D'une clarté irréelle, inhumaine, cruelle Gémellaire Divine Maudites Muses Je le sais Vous arrivez ! Fin de l'Age d'Or Sur La conche rose Que des enfants Bleuis Frigorifiés En cette dernière soirée fraiche de juillet Rient, crient et pleurent A la chaine Leurs pieds candides Sur la plage ocre Ecrasent industriels les châteaux de sable doré Jadis Innocents Et leurs pas argentés Sur le sable dur de plomb S'estompent et s'effacent Salés Dans le brouillard mauve de fin de soirée.... Demain Aout avec la marée haute Au soleil déclinant Saturnien Tout est beau A la lune montante Métallique Tout redevient beau Le Bonheur est fini, la nostalgie arrive Et la mélancolie avec... Kalimera Apollon Demain Fini l'insouciance juilletienne Je remets ma coquille d'œuf Caliméro Poète Je sors mes K7 et enregistre

La tristesse augustinienne La Vacancetalgie Commence Là A Saint Palais



Un soir de 31 juillet!

mercredi 29 juillet 2026

Zéphyr


Allongé sous un arbre

Les bras en croix

Terrassé par la canicule

La tête à l'ombre


Je m'interrogeais

Que restera-t-il de moi?


Ecrasant de mon poids les campanules

Sauvages et les renoncules sèches

Dans l'herbe

Tellement dorée qu'elle en était argentée


Je m'interrogeais

Que restera-t-il de moi?


Dans le silence du Midi d'Eté

Qui mastique lentement

Les pâquerettes et les marguerites

Et dévore tout


Je m'interrogeais

Que restera-t-il de moi?


Indifférente

La Corderie royale

Liquorait 

Sous le soleil de Midi

Et ses toits d'ardoise luisaient dangereusement

Dans les vapeurs estivales


Je m'interrogeais

Que restera-t-il de moi?


Et j'admirais les vaches 

Lotiennes

De l'autre côté de la Charente

Qui ne se posaient pas des questions

 De métaphysique ni de Théologie

Comme moi

Qui vivent

C'est tout


Je m'interrogeais

Que restera-t-il de moi?


Maudit Apollon

Tu me pousses à la lucidité

En ce Midi d'Eté


Je m'interrogeais

Que restera-t-il de moi?


De moi

Il ne restera rien

Peut être

Juste

Quelques vers 

Peut être

Et l'éternité d'un Paradis toujours vert


Mais bah

L'on oublie sa destinée

Avec le copain zéphyr qui passe

Timide

A travers les frondaisons

Toujours ami.

mardi 28 juillet 2026

Galak

 Ciel gris, gris, si gris

A Rochefort
Que l'on en devine au loin
Dans la nuit
Dialectique
Balayant les grues orange
Et les toits bleu ardoise
Et les rails argentés
De la gare
Statique

Le Soleil

Bientôt
Le Soleil
Triomphant
De la mort

Galak
Magnifique

jeudi 16 juillet 2026

Titanic

 Hier 

Titanic

Je me suis endormi

Dans la canicule

Etourdi

Négligent

Navire en sommeil


Comme ce matin

Titanic

 Je dors  

Abandonné dans mes rêves

Hermione échouée 

L'âme esseulée


Et comme je m'endormirai

Argos brisé sur les roches

Dans un dernier mouvement

Naufrageur

Vers les abysses


Titanic 


La machine éteinte

Fendant non plus les flots roses

Mais la Mort grise

Copain non plus compagnon de Poséidon 

Mais copain d'Hadès à son festin.


Ah


Titanic


Je le sais


Devant la Porte du Paradis

M'attendent 

Mes chats verts

Patients dans l'éternité

Devant la grande Porte rouge:

M'attendent mille nefs ressuscitées.

Dorées et argentées 

S'effaçant avec moi dans le Grand Tout.

Et frayant 

Vers le Ciel bleu toujours bleu

Derrière moi

Mon

Sillage immortel. 


Sans iceberg 

Sans fantôme 

Sans Hollandais volant


Titanic.