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mercredi 15 juillet 2026

BARON 03

 PASSAGE À TÉMOINS

Pièce de théâtre en quatre actes
Comédie policière administrative
Auteurs: GROK et YVES-DENIS DELAPORTE

ACTE 1 – L’EmpoisonnementDécor : Chambre confortable d’EHPAD. Posters de VOLCAN aux murs, table avec une boîte de chocolats.

(VOLCAN est assis dans son fauteuil, l’air satisfait et un peu las.)

VOLCAN (monologue)

Ma cour… tous ces posters, tous ces « oui gourou », tous ces 03istes qui me vénèrent… Je m’ennuie à mourir. Il est temps de les réveiller. Un bon test. Un vrai.

(On frappe. XENA entre, une boîte de chocolats à la main.)

XENA (timide et admirative): Gourou… Je vous ai apporté vos préférés. Ceux au praliné. Pour vous remercier de tout ce que vous faites pour le forum.

VOLCAN (sourire en coin)

Ma brave XENA. Toujours fidèle. Pose-les là.

XENA (hésitante)

Parfois vous dites que je suis un peu… simple. Mais je vous suis loyale, vous savez.

VOLCAN

Je sais. Va maintenant.

(XENA sort. VOLCAN ouvre la boîte, mélange quelques chocolats avec ceux qu’il a préparés à l’avance, en mange deux.)

VOLCAN (à lui-même)

Parfait… Effet spectaculaire dans une heure. Ils vont tous y croire

.(Il s’adosse, ferme les yeux théâtralement. Sa langue commence à pendre de façon exagérée. Il prend une pose dramatique de mort.)

(L’Infirmière entre quelques minutes plus tard.)Infirmière (criant)

Monsieur Volcan ! Oh non… Il est mort ! La langue pendante… Les chocolats !

(Noir. Fin de l’Acte 1.)
ACTE 2 – Le Passage à Témoins
Décor : Salle des fêtes d’un collège du 03. Posters de VOLCAN partout. Ambiance lourde.

GEFAgathaChristien (assise derrière une table)

Nous sommes réunis pour le Passage à Témoins dans l’affaire du meurtre de VOLCAN, dit NANAR. Chocolats empoisonnés. Qui veut commencer ?

NICOLAS

C’est moi le suspect numéro un, évidemment ! Il m’a viré du forum 

!DUPOND & DUPONT (en chœur)

Une violation inacceptable des règles comptables et administratives !

BOZINCHU

Tuer un ami ? Chez nous, on ne fait pas ça !

OPLOMERON (émue)

J’étais sa dauphine… Pourquoi aurais-je tué mon mentor ?

INTENDANT ZONARD

Ce gourou avait fait de Gestionnaire03 une secte trumpienne  !

 Je voulais le rendre insoumis !

BARBULE

Sans lui, le forum n’est plus rien !

GRINCHEUX

Bon débarras.

XENA (très calme au début)

Moi je l’aimais… Je lui apportais souvent des chocolats…

(Les échanges s’enchaînent, les tensions montent. 

GEFAgathaChristien dirige l’interrogatoire avec précision.)

GEFAgathaChristien (se levant, solennelle)

Après analyse de tous les témoignages… le coupable est celle que personne ne soupçonnait vraiment.

XENA.
XENA (craquant complètement)

Oui… c’est moi ! Il disait que j’étais trop bête… J’ai mis le produit dans les chocolats… Je voulais juste qu’il soit malade et qu’il ait besoin de moi !

(Réactions choquées. Certains sont satisfaits, d’autres horrifiés.)

GEFAgathaChristien


L’affaire est close

.(Fin de l’Acte 2 – noir avec un spot sur XENA en larmes.)
ACTE 3 – Le Retournement
Même décor. Ambiance lourde.

GEFAgathaChristien (concluant)

XENA sera déférée pour empoisonnement avec préméditation. Le gourou est mort, vive le…

(Bruit violent de porte qui s’ouvre. VOLCAN entre, bien vivant, costume impeccable, sourire triomphant, canne à la main.)

VOLCAN
… vive le gourou !

(Stupeur générale. XENA manque de s’évanouir.)

VOLCAN (riant) 

Alors ? Vous y avez tous cru ? Magnifique ! Je m’ennuyais terriblement dans cet EHPAD. Vous étiez devenus trop prévisibles, trop flatteurs, trop mous. J’ai organisé mon propre faux assassinat pour vous tester.

OPLOMERON (stupéfaite)

Mais… les chocolats… la langue…

VOLCAN

Un produit inoffensif qui fait gonfler la langue de façon spectaculaire. Un vieux truc de metteur en scène. Et vous avez tous réagi exactement comme je l’imaginais.

(Il passe devant chacun.)

VOLCAN
Nicolas : trop heureux de ma mort.
Dupond et Dupont : déjà en train de sortir les règlements.
Zonard : prêt à faire scission.
Oplomeron : déjà en train d’écrire mon éloge funèbre.
Grincheux : honnête dans sa joie.
Barbule : fidèle jusqu’au bout.
Bozinchu : honneur corse intact.
(Il s’arrête longuement devant XENA, pose une main sur son épaule.)

VOLCAN (presque tendre)

Et toi, ma pauvre XENA… La seule qui a vraiment agi. Les autres parlaient ou complotaient. Toi, tu as fait quelque chose. Mal, naïvement, mais avec ton cœur. Tu es la plus authentique de tous. Tu restes ma disciple n°1.

XENA (pleurant de soulagement et de joie)

Gourou… je vous aime tellement…

VOLCAN (au public, grand geste)

Gestionnaire03 n’est pas mort ! Réunion extraordinaire demain matin 9h. Et que personne ne retire ses posters ! Le test est terminé… pour cette fois.

(Il sort en riant. Les autres restent figés. 

XENA sourit à travers ses larmes.)

GEFAgathaChristien (au public, ironique)

Même en fausse mort, il nous manipule tous. C’était bien lui, le vrai grand gourou.




ACTE 4 – L’Intronisation


Décor : La même salle des fêtes, mais transformée en lieu de cérémonie. Les posters de VOLCAN sont toujours là, mais on en ajoute de nouveaux où l’on voit XENA à côté de lui. Une estrade avec un fauteuil imposant. Ambiance solennelle et un peu ridicule.

(VOLCAN est debout sur l’estrade, XENA à ses côtés, encore émue. Les anciens suspects sont maintenant disposés comme des fidèles, certains tenant des posters ou des pancartes « XENA Gourou ».)

VOLCAN (grand geste théâtral)

Mes chers 03istes, ma fidèle cour…
Après ce grand test, il est temps de tourner une page. Je ne rajeunis pas. L’EHPAD m’appelle, et le forum a besoin de sang neuf. Aujourd’hui, je transmets le pouvoir. 

(Il prend la main de XENA et la fait monter sur l’estrade.)

VOLCAN

XENA, toi qui étais considérée comme trop simple, trop primaire… toi qui as osé agir quand les autres ne faisaient que parler… Tu es la seule qui a passé le test avec authenticité.
À partir d’aujourd’hui, tu n’es plus XENA la disciple.

Tu es XENA la Gourou, nouvelle gardienne de Gestionnaire03 !

(Applaudissements nourris. Les fidèles s’avancent un par un.)

OPLOMERON (s’inclinant avec élégance)

Gourou XENA… Je serai votre dauphine fidèle. J’ai déjà préparé le nouveau logo.

NICOLAS (un peu forcé mais souriant)

Moi qui étais viré… je reviens. Et je promets d’être moins OPALE

.DUPOND & DUPONT (en chœur, très sérieux)

Nous nous engageons à mettre à jour tous les règlements au nom de la nouvelle gourou

 !INTENDANT ZONARD (brandissant un poster)

Même moi je m’incline ! À condition qu’on rende le forum plus… populaire !

BARBULE (enthousiaste)

XENA Gourou ! XENA Gourou !

BOZINCHU (émotion corse)

Je te protège comme une sœur maintenant. Personne ne te manque de respect
!

GRINCHEUX (grommelant mais applaudissant)

Bon… au moins tu es moins chiant que l’autre.

VOLCAN (posant une main sur l’épaule de XENA)


Le pouvoir est transmis. Gestionnaire03 devient… XENA03.
Tu as maintenant le droit d’avoir plus de 15 posters de toi dans tous les bureaux. Et n’oublie pas : teste régulièrement ta cour. C’est la règle.

XENA (d’abord intimidée, puis prenant de l’assurance, voix qui gagne en autorité)

Merci… Gourou Volcan.
À partir d’aujourd’hui, je veillerai sur vous tous. Mais attention… je saurai qui met vraiment plus de 15 posters… et qui fait semblant.

(Elle sourit malicieusement. Les fidèles applaudissent avec ferveur, presque fanatiquement.)

TOUS LES FIDÈLES (en chœur)

XENA Gourou ! XENA Gourou 
!

VOLCAN (descendant de l’estrade, murmurant au public)

Et voilà… le cycle continue. Un gourou chasse l’autre.

GEFAgathaChristien (au fond de la salle, carnet à la main, ironique)

Prochaine affaire dans… six mois ?


(Lumière qui baisse doucement sur XENA trônant sur le fauteuil, entourée de ses nouveaux fidèles. VOLCAN s’éloigne en souriant.)


Rideau final.
Fin de la pièce.






lundi 31 mars 2025

Sous le dôme des Muses et des tweets Auteurs GROK et Yves-Denis DELAPORTE

 Pièce de théâtre : "Sous le dôme des Muses et des tweets"

En cinq actes, en alexandrins

ACTE I : L’ÉLECTION INATTENDUE
Scène 1 : Le cabinet de Yves-Denis
[Yves-Denis, seul, lit une lettre, abasourdi. Franck entre, essoufflé.]
Yves-Denis :
Un fauteuil m’est offert, moi, simple amateur,
Sous le dôme sacré, par un étrange hasard,
Bredin me cède place, et Macron, le grand tsar,
Approuve ce destin, à mon grand désespoir pur.
Franck :
Que dis-tu, Yves-Denis ? L’Académie t’appelle ?
Ton nom sous la coupole en habit vert s’élève ?
Mais sais-tu qui fut Bredin, sa plume si célèbre,
Juriste et écrivain, un astre qui chancelle ?
Yves-Denis :
Le Droit m’est un mystère, un gouffre sans lumière,
Je n’entends rien aux lois, aux codes, aux grimoires,
Aide-moi, Franck, je t’en prie, toi, l’âme justicière,
À tisser un discours qui sauve mes espoirs.
Franck :
Le labeur sera grand, mais je prends la parole,
Nous fuirons les édits, les lois, la sombre école,
Et dans ses vers dorés, seuls, nous irons voler,
Bredin le littérateur saura nous consoler.

Scène 2 : L’entrée des Muses
[Apollon descend, entouré de Calliope, Clio et Érato, qui dansent.]
Apollon :
Mortels, je vous contemple, en ce lieu vénérable,
Où l’esprit doit briller comme un feu délectable,
Yves-Denis, élu neuf, sauras-tu nous charmer,
Ou bien, par ton discours, les Muses alarmer ?
Calliope :
Un chant épique exige un souffle vigoureux,
Mais cet homme, je crains, n’est point si courageux.
Clio :
L’histoire de Bredin, si riche et si profonde,
Mérite un érudit, non un novice immonde.
Érato :
L’amour des mots, hélas, ne suffit pas toujours,
Quand le Droit s’en mêle, il trouble nos amours.

ACTE II : LA RÉDACTION LABORIEUSE
Scène 1 : Chez Franck
[Yves-Denis et Franck, entourés de livres, peinent sur le discours.]
Yves-Denis :
Je lis ses plaidoiries, et mon esprit s’égare,
Les termes sont obscurs, leur sens me désespère,
Ô Franck, guide ma plume, avant que je m’égare,
Vers des rives plus douces, loin de ce rude enfer.
Franck :
Laissons les lois dormir, dans leurs tomes austères,
Prenons ses doux romans, ses contes de lumière,
Un style si élégant, un verbe si fluide,
Nous fuirons les contrats pour un rêve limpide.
Yves-Denis :
Mais les académiciens, ces juges inflexibles,
N’attendent-ils pas plus, un hommage sensible ?
Le Droit fut son royaume, et moi, je l’abandonne,
Ne vais-je pas trahir ce que son nom résonne ?
Franck :
Non, Yves, sois sincère, offre ce que tu sais,
La Muse te pardonne, si ton cœur reste vrai.

ACTE III : L’ARRIVÉE SOUS LE DÔME
Scène 1 : La salle de l’Académie
[Les académiciens sont assis. Les touittos tweetent bruyamment. Les gardes républicains surveillent. Kenny entre, gesticulant, émettant des sons inaudibles.]
Touittos 1 :
Voyez cet inconnu, au fauteuil de Bredin,
Son discours, je parie, sera vide et badin.
Touittos 2 :
Macron l’a approuvé, quelle étrange folie,
L’Académie s’effrite, et moi, je m’en gausse ici !
Touittos 3 :
Et ce fou qui s’agite, un spectre sans parole,
Que fait-il sous le dôme, en cette vieille école ?
[Kenny bondit, bras levés, criant des sons indistincts : "Mmmph ! Grrrrah !"]
Garde républicain 1 :
Silence, touittos fous, et toi, l’étrange hère,
Ton bruit nous assourdit, tais-toi ou sors de l’air !

Scène 2 : Apollon et les Muses jugent
[Apollon, en hauteur, observe avec les Muses.]
Apollon :
Les mortels s’agitent, leurs voix sont un tumulte,
Un muet gesticule, et les tweets m’insultent,
Yves-Denis saura-t-il dompter cette tempête,
Ou bien sombrer, perdu, dans une vaine quête ?
Calliope :
Son texte est prêt, dit-on, mais fuit le Droit savant,
Un choix audacieux, ou bien trop insolent.
Clio :
Bredin, en son esprit, doit rire ou s’indigner,
De voir son legs troublé par ce muet si gai.

ACTE IV : LE DISCOURS
Scène 1 : Yves-Denis à la tribune
[Yves-Denis monte au pupitre, tremblant. Franck l’encourage du regard. Kenny, au premier rang, agite les bras en grognant.]
Yves-Denis :
Sous ce dôme sacré, je viens, humble et confus,
Rendre grâce à Bredin, dont l’esprit m’a séduit,
Non par ses lois subtiles, que je n’ai point conçues,
Mais par ses mots d’azur, où mon cœur s’est perdu.
Sa plume fut un phare, dans l’océan des lettres,
Ses contes, des joyaux, loin des codes et des rets,
Je chante son génie, ses pages si bien faites,
Et laisse aux doctes lois leurs sombres alphabets.
[Les académiciens murmurent, perplexes. Kenny bondit, émettant un "Wooorgh !" incompréhensible.]
Académicien 1 :
Point de Droit dans ses mots, quel étrange dessein,
Bredin fut un juriste, et non un pur devin !
Académicien 2 :
Mais quel est ce sauvage, qui hurle sans parler ?
Son trouble me distrait, je ne puis l’ignorer.

ACTE V : LE JUGEMENT FINAL
Scène 1 : Réactions
[Les touittos tweetent furieusement. Kenny saute sur place, grognant fort.]
Touittos 1 :
Quel discours sans substance, une farce littéraire,
Et ce fou qui beugle, un fléau délétère !
Touittos 2 :
Son cri sans mots m’enchante, un chaos si charmant,
Ce cirque est divin, je ris en l’acclamant !
[Kenny s’élance vers Yves-Denis, grognant "Grrraaah !" et mimant un selfie.]
Garde républicain 2 :
Assez de ce vacarme, la garde doit sévir,
Toi, l’ombre sans voix, hors d’ici, va mourir !

Scène 2 : Le verdict d’Apollon
[Apollon descend, majestueux, suivi des Muses.]
Apollon :
Mortels, votre tumulte amuse et m’éblouit,
Yves-Denis, ton audace en ce lieu resplendit,
Un muet te soutient, par ses cris insensés,
L’art l’emporte ce soir, sur les lois effacées.
Calliope :
Son chant, quoique léger, honore les beaux mots,
Le silence du fou ne le trouble pas trop.
Clio :
L’histoire retiendra ce jour singulier,
Où un sourd exalté vint tout bousculer.
Érato :
L’amour des vers triomphe, et moi, je m’en réjouis,
Sous le dôme, ce soir, la poésie fleurit.
[Les académiciens se lèvent, hésitants, puis applaudissent mollement. Kenny hurle un dernier "Mmph !" et s’effondre, ravi. Le rideau tombe.]