mercredi 13 décembre 2017

Montesquieu.



Ah vous dirai-je
Grand-maman
Qu’ils sont bons, qu’ils sont bons
Ces cannelés
Bonne maman
Au caramel
Crénelés
Je les prends d’assaut
Ces donjons
Hardiment
S’exclame
L’enfant
Avide
Les engouffrant un par un…

N’en prenez pas tant
Vous allez attraper mal
Le gourmande sa grand-maman.

Meilleurs que des calissons
Ou des macarons
Par Apollon.

Se réjouit l’enfant

Retournez maintenant à vos études.
C’est fini
Et sur ces paroles
La  mère-grand range
Les précieux gueuletons sucrés.

Encore un
Ils sont bons
Moi je dis que ces bonbons
Valent mieux que la séparation des pouvoirs
Lâche l’enfant gourmand.

La séparation des pouvoirs
S’interroge la mère-grand
C’est quoi ?

La séparation des pouvoirs
Cela ne rime pas avec bonbons
Pense un Poète
Invité à cette réception.
Et si j'en faisais une chanson
Avec raison?

La séparation des pouvoirs
Pourquoi ai-je dit 
Un jour cela 
cela
Enfant
Brode  l'écrivain devenu grand
Toujours
A sa table
Un plat de cannelés
Une plume et un encrier
A  l'aube éclairante
Écrivant

Montesquieu.

lundi 11 décembre 2017

Joyeux Noël ici, Joyeux Noël là bas!

Moi 

j'y vais

 A la main droite 

Ma lyre

 J'y vais

Deux  poissons 

A la ceinture 

 J'y vais 

Guidé par l'étoile

 Sur les épaules 

Un bélier

 J'y vais

 A la main gauche 

Deux  beignets à la fraise

 Et une toupie 

Pour le petit 

Dieu 

J'y vais 

A Bethléem

J'y suis... 


Joyeux Noël ici, Joyeux Noël là bas!

mardi 5 décembre 2017

Les altesses N'ont pas de frontières.

Altesse 
Sur ta tombe 
Je mettrai 
Sur ta tombe 

Un bouquet de fleurs
 Fraiches 

Je déposerai 
Simplement 

Un bouquet humide

 Sur ta tombe 
Un bouquet de mauves 
 Sur ta tombe 

De nouveau 


Dans la Crypte des Capucins 


A Vienne....


 Ils l'ont oublié

 Les altesses


 N'ont pas de frontières.

dimanche 3 décembre 2017

En face de toi!

A Verdun ou dans la Somme
Dans la froide neige
 Les flots chauds
 Font naître 

Mille prairies pourpres
Encore 
 Mille coquelicots ...

C'est NOEL 


Pleurent les soldats 


Où es-tu Dieu? 


- Là 
Vois 
A terre

 Il pleure


 En face 

De toi!

jeudi 30 novembre 2017

Les charmes de PONS



Les charmes de PONS

Je les compte ce matin

Au jardin du château.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, neuf, douze, quatorze…

Où en suis-je ?

Je suis perdu dans mon labyrinthe arithmétique.


 Les charmes de PONS

Je les compte ce matin

Au jardin du château.

 Trente, un, deux, trois, quarante…

Où en suis-je ?

Je suis perdu dans mon labyrinthe académique.


Les charmes de PONS

Je les compte ce matin

Au jardin du château.

Mais en fait j’ai bien tort

A chaque fois

Les charmes de PONS

Je n’arrive jamais à les décompter
 

Ces jolis arbres

A l’aurore

Ou au soleil couchant qui dore

Le donjon de PONS

Je n’arrive jamais à les calculer

Ou plutôt je les calcule trop

Vingt, trois, onze, dix…

Encore déboussolé je suis

Ce matin

Dans mon labyrinthe poétique…



Les charmes de PONS

Je les compte ce matin

Au jardin du château

En vain.


Décidément

Apollon me dissipe trop

J’abandonne

Tant pis ce sera pour la prochaine fois

Demain matin ou un autre jour

Je remets cela…

Cela a du charme

Aussi de les compter

Sans cesse en vain

Mais ne l’ébruite pas

Lecteur

Ne m’aide pas

Je ne veux pas d’Ariane ni de fil

Ma lectrice

J’aime à me perdre

Petit Poucet

Dans le labyrinthe des arbres

Dans le labyrinthe

Des charmes de PONS.


Les charmes de PONS

Je les compte ce matin

Au jardin du château.

mardi 28 novembre 2017

Lettres croisées..








                                 Cher Thomas,

En me promenant ce matin à Amsterdam,  j’ai vu un chiot mouillé ramener une balle à son petit maitre.

Le marmot  l’a fouetté parce qu’il s’était jeté dans le canal.

 La pauvre bête glapissait... et pourtant  avide de câlins revenait ensuite déjà oublieux un quart d’heure après.  

J’ai pensé à vous brusquement.

L’automne s’en va finissant, bientôt l’hiver et les fêtes de fin d’année.

 Des réjouissances à venir.

                                    Au plaisir de vous revoir.

                                   Baruch SPINOZA



                                       Cher Baruch,

En me promenant ce matin, j’ai vu un chaton griffer la main d’un enfant.

Une multitude de griffes lacérait la main du pauvre marmot.

Ensuite il a léché la main du petit maitre qui pleurait.

Brusquement j’ai pensé à vous.

Toutes les pelouses sont dorées des feuilles mortes. Je n’en ai plus pour longtemps, je le sens.


                                Au plaisir d’un nouvel échange…


                               Thomas HOBBES

vendredi 24 novembre 2017

Alexandre est Bucéphale.



Tu n’auras  qu’un ami
Qu’un seul ami
Dans ta vie
Roi
Solennellement
Lui a dit la Pythie

Et il s’en moque
Et il en rit
Bien
De cette prédiction étrange
Le prince macédonien

Et
Dans les batailles
Ivre de sang
Lui aussi
L’écume à la gueule
Toujours il le chevauche

Et
Ensemble
Victorieux
Toujours
Il  
Galopent

Et
Dans le vent du désert
Les cheveux mêlés
Albes et ébènes
Toujours
Ils défient le monde

Toujours amis
Toujours frères
Toujours copains

A jamais centaure 

Alexandre et Bucéphale

Alexandre  est Bucéphale.