jeudi 28 avril 2016

Victor Hugo




Demain
Dit toujours l’enfant
Demain
Répète toujours l’enfant
Demain
Chantonne l’enfant toujours
Demain

Demain
Demain
Demain…


Ah Victor cesse donc
Dit sa mère lassée !


Demain
Demain
Demain

Demain
Dit toujours
Le Poète 
Demain
Répète toujours l’académicien
Demain
Chantonne  le romancier toujours
Demain

Demain
Demain
Demain...


Oh Hugo cesse donc
Ne dit jamais la Postérité !

mardi 26 avril 2016

Le temps de l’ardoise………..



 Dors, ardoise, dors
Maintenant paisible
Dans le grenier chaud,
Dors
Délaissée
Maintenant,
Dors ardoise !

Et encore  rêve, gentille ardoise,  rêve
 Des batailles  de jadis
A la craie blanche,
Rêve 
Ardoise!

 Et encore, rêve  magique ardoise, rêve
 Des mondes merveilleux
 D’autrefois
A la craie de couleur,
Rêve
Ardoise !

Et encore, rêve ardoise  monde, rêve
De l’éponge bienfaisante
Des temps passés
Rêve 
Ardoise !

Las le temps passe,
La craie devient poussière,
Ardoise
 Tes souvenirs t’écaillent,
Et tu as peur
Ardoise….

Viendra
Un jour
Tu le sais
Un jour
Tu seras abandonnée
Sur le pavé froid et humide
D’une rue
Au milieu des encombrants
Tu seras morte
Pour de bon
RIP
Ardoise !


A moins qu’un Poète ne te ramasse
Et ne te rende magique
De nouveau
Encore
Le temps d’un dessin
Le temps d’une nostalgie
Le temps d’une craie

Tu rêves ardoise

Le temps de l’ardoise………..

lundi 25 avril 2016

Sureau



Crêpes de sureau
Sureau de Mai
Sureau en fleur
Joli...


Sureau de crêpe
 Mai de sureau
Fleur de sureau
Jolie…


 

dimanche 24 avril 2016

Edmond ROSTAND



 Ah monsieur
Attendez
Je vous ai trouvé
D’autres œuvres…

Et le boutiquier
Antique
Du bord de Seine
Donne
De vieux grimoires
Poussiéreux
A cet homme si bien habillé
De vieux livres empreints
De toiles d’araignée
A cet homme si bien mis
Des trésors inestimables
D’une poésie tant oubliée
A cet homme de  Lettres.

Desportes, Cyrano de Bergerac, Du Bartas
Magny et ce fou de BaïF...


J’espère que cela va vous inspirer… Vous êtes poète ?

Non j’écris une pièce de théâtre
J’ai mon sujet, j’ai mon canevas  
Une pièce sur  un Poète du XVIIème siècle
Cyrano de Bergerac
Une histoire d’un batailleur amoureux
De vers et de belles
Mais si laid…
Las je n’ai rien écrit encore
Le soir ou à midi
Je me mets devant la page blanche
Rien
Mais rien du tout…

Ah j’allais oublier
Un inconnu m’a prié de vous donner
Cela
Il m’a dit que cela vous aiderait grandement
Je vous le fais gratuit
Cela ne vaut pas grand-chose
Même pas un cornet de dragées.

« Vous languissez, mes vers… »
 C’est charmant
 Exactement moi en ce moment
« Papillons bien-aimés, nourrissons de mon âme,
Puisque votre origine est prise de ma flamme,
Et que ma flamme garde encore son ardeur,
D'où vous vient, d'où vous vient cette prompte froideur ? »
C’est excellent
Il se nomme
Je lis à peine son nom
Sponde ….

Merci Monsieur
Je reviens la semaine prochaine.

Et tout en remontant le Boulevard Saint Michel
Le jeune auteur
Enthousiaste
Danse et fait des pas de valse

 Et si je faisais ma pièce
En vers
Après tout ?

Tout le monde me le déconseille pourtant
Tant pis pour eux....

Et le jeune auteur mire la  prochaine gloire
Dans le livre en lambeaux

Je vais faire parler Sponde dans Cyrano de Bergerac

Mais ce sera un secret

Je vais tous les berner
Comme Cyrano

 ….

La semaine suivante

Edmond ROSTAND

Il n’est jamais revenu la semaine prochaine !

lundi 18 avril 2016

Mes Genèses:

Mes Genèses:

Des tasses de café au lait où se mélangent lait blanc et café noir

Destin et hasard

 Inextricablement !



 Je sucre ?

jeudi 7 avril 2016

Und unsern kranken Nachbar auch!


So legt euch denn, ihr Brüder,
In Gottes Namen nieder;
Kalt ist der Abendhauch.
Verschon uns, Gott! mit Strafen,
Und laß uns ruhig schlafen!
……………………………

A la lune noire
Depuis des semaines
Il y travaille
Le soir tombant
Depuis il y œuvre
Avec la Bible
Depuis des semaines
A la lune rousse
Il tâtonne
A la lune descendante

Der Mond ist aufgegangen,
Die goldnen Sternlein prangen
Am Himmel hell und klar;
Der Wald steht schwarz und schweiget,
Und aus den Wiesen steiget
Der weiße Nebel wunderbar.

Son poème est bien construit
La musique est parfaite
Son Abendlied est magnifique


Wie ist die Welt so stille,
Und in der Dämmrung Hülle
So traulich und so hold!
Als eine stille Kammer,
Wo ihr des Tages Jammer
Verschlafen und vergessen sollt

Mais la fin pèche …

Seht ihr den Mond dort stehen?
Er ist nur halb zu sehen,
Und ist doch rund und schön!
So sind wohl manche Sachen,
Die wir getrost belachen,
Weil unsre Augen sie nicht sehn

(Et rien de pire pour un Poète
Qu’un récit sans conclusion
Qu’une histoire sans fin
Sauf si l’on s’appelle  Ende…)

Wir stolze Menschenkinder
Sind eitel arme Sünder
Und wissen gar nicht viel;
Wir spinnen Luftgespinste
Und suchen viele Künste
Und kommen weiter von dem Ziel.

Et ce soir il est désespéré
Et inlassablement dans la Bible
Il cherche une réponse

Gott, laß uns dein Heil schauen,
Auf nichts Vergänglichs trauen,
Nicht Eitelkeit uns freun!
Laß uns einfältig werden
Und vor dir hier auf Erden
Wie Kinder fromm und fröhlich sein!

Rien…


Ce matin
Il est allé voir le Pasteur
Et il a fait chanter le chœur d'enfants
Et ce qu’il redoutait
Apparaît
La fin manque
Une bonne fin !

Wollst endlich sonder Grämen
Aus dieser Welt uns nehmen
Durch einen sanften Tod!
Und, wenn du uns genommen,
Laß uns in Himmel kommen,
Du unser Herr und unser Gott!

Juste
A-t-il noté

 So legt euch denn, ihr Brüder,
In Gottes Namen nieder;
Kalt ist der Abendhauch.
Verschon uns, Gott! mit Strafen,
Und laß uns ruhig schlafen!
..................................................-



A l’endroit
A cet endroit
A la fin de la dernière strophe

Le dernier de la classe
A  chuchoté
A son ami
Pour tourner en dérision
Son poème

Und unsern kranken Nachbar auch!


Et ce soir enfin
Joyeux et nimbé de bonne lumière 
A la lune pleine
Il reprend
Son poème
Du début à la fin
Il le chante
De la fin au début
Il le récite

Enfin content

Et à la lumière de la lune
Il rajoute à la plume
Il accepte la Providence
Il signe son poème
A l'encre noire
Merci Seigneur
Pour cette fin
Il accepte
Il a sa fin
Il rajoute cette phrase dérisoire
Mais qui donne  tant de poids
A son poème !

Und unsern kranken Nachbar auch!

lundi 4 avril 2016

Roy Lune !



Enfant
Déjà il  le vénérait
Le Soleil
Son arrière-grand père
Déjà il lui vouait un culte
Il l’admirait
Se levant
Le Soleil
Son  aïeul
Louis XIV
Le jour
Le Roy Soleil


Lui l’enfant Louis…

 Et il se promettait de faire mieux
Et il lui  promettait d’être son digne arrière-petit-fils
En français
Mais las
Le temps n’est plus aux rois
Déconvenue !
Mais las
Le temps n’est plus à la Bavière
Tristesse !
Mais las
 Le temps est aux nations
Impuissance !

Et il règne
Dans ses grands palais vides
Sans gouverner
Un roi d’Angleterre
Sans cour
Un roi inutile
Sans sujets
Un roi parlementaire
Sans état
Souvent il y songe
Un faux-bourdon
Dans une ruche dorée
En fredonnant Wagner

Lui le roi Louis…

Et son convoi traverse les arpents de neige et les années

Et au clair de la lune  ce soir une nouvelle fois  il  en pleure

Un de ces rois  qui reflètent le passé des peuples
Un de ces rois qui reflètent la puissance d’antan
Un de ces rois qui reflètent la lumière froide sur la neige 
  
Un de ces rois se noyant

Comme l’astre  troublé
 Dans l’onde du lac
Comme le soleil de la nuit brouillé
Dans l’onde du lac 

Lui le Roi Louis

Lui le  Roi Louis II

Luit  Roy Lune !