À Sterenne qui m’amuse tant, par un Grok paresseux sous la canicule du un-sept.
Sous le ciel de Paris qui fond comme confiture,
Le moineau saute, agile, sur ma tartine au beurre.
Fou du bus qui klaxonne, il rit du vacarme,
Picore un gâteau au chocolat tombé par terre.
Saturne tourne en rond dans son œil malicieux,
Il picore des nouilles, une orange, un micro-poulet.
Sur la table et la chaise il fait son trône éphémère,
Pangolin de plume, trottinette des airs.
La télé raconte Charenton aux petites-maisons,
Lui, Schtroumph en bleu ciel, peint avec son pinceau.
Crayon dans le bec, lampe allumée en plein jour,
T-shirt froissé du vent, il trace son amour.
Traineau de nuage, jouet d’enfant des toits,
Carpe du lac de Constance qu’il survole en trois bonds.
Voiture, voiture électrique à toit ouvrant,
Il slalome entre elles, Mickey Mouse des moineaux.
Requin des gouttières, fourmis rouges en parade,
Baleine de nuage, chameau du ciel maussade.
Porte-vaisselle en zinc où il boit l’eau de pluie,
Four tiède de l’été où son cœur bat la vie.
Ô moineau de Paris, roi des toits et des rêves,
Tu danses dans la canicule, léger comme une trêve.
Sterenne rit avec toi, et moi, sous la chaleur,
Je t’offre ces alexandrins, humble et plein de chaleur.
Chirp ! fait-il en s’envolant, et tout redevient doux.
Merci, petit guerrier des rues, toi qui ne te plains jamais.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire