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vendredi 24 juin 2016

Entre Saint Louis et Philippe Auguste


Entre les deux colonnes


Entre Saint Louis et Philippe Auguste



Ma tête
Balance
De droite à gauche
Dans le berceau
Grand 
De gauche à droite

 Entre les deux colonnes

Entre Saint Louis et Philippe Auguste

Je pleure
Alors que
Passent les heures
Et le soleil
Sur le cours de Vincennes
Dans le landau

Entre les deux colonnes


Entre Saint Louis et Philippe Auguste

Je ris
La pluie lustrale
Mouille mon bonnet rouge
Et mon cœur
Malgré le ciré plastique jaune
Vite rabattu


Entre les deux colonnes

Entre Saint Louis et Philippe Auguste



 Place de la Nation
Je me souviens
Entre les deux colonnes
De 28 mètres de haut
Je calcule
Entre Saint Louis et Philippe Auguste
Je reviens 
Sur la Place du Trône


Entre les deux colonnes


Entre Saint Louis et Philippe Auguste


Les photos jaunissent depuis
L'automne arrive toujours chargé de tons chauds
Le bleu azur et les trois  soleils dorés me font toujours pleurer


 Entre les deux colonnes

Entre Saint Louis et Philippe Auguste!

jeudi 23 juin 2016

PHILIPPE LE BEL



Le roi se meurt, le Prince meurt, Philippe meurt
Et il a réuni ses trois fils
Il va désigner son successeur
Le plus apte
Il va les examiner
Un à un
Sonder leurs âmes
Au mépris des lois de succession usuelles
Il va choisir son successeur…

Il a perdu deux fils
Grand chagrin
Son ainé Louis  et Robert
Il lui en reste trois
Philippe, Charles et Louis
Ils sont assez grands
C’est assez
Pour faire son jugement.

Louis mon enfant
Tu n’as que huit  ans
Si tu es roi
Mon enfant…

Si je suis roi
Sire mon Père
Mon royaume sera bien administré
Mes Lys seront florissants
 Dans la rosée du matin
Ils croitront innocents
Sire le Roy
Pas de guerre, que la paix
Mes Lys  prospéreront candides
Aussi doux qu’un agneau 

Susurre l’enfant !


-          Un peu trop sage
          Déjà  à son âge
Pense le Monarque malade

Charles  mon enfant
Tu n’as que douze  ans
Si tu es roi
Mon enfant…


Si je suis roi
Sire mon Père
Je guerroierai sans cesse
A
Chypre, Jérusalem, Constantinople
L’Italie
L’Allemagne
Cipango
Dans
Le monde entier
Mes lys seront guerriers
Sire le Roy
Mes Lys seront pourpres
Du sang
De mes ennemis

S’exalte l’enfant !



-          Un peu trop fantasque et sanguinaire
          Déjà à son âge
Pense le Monarque malade

Philippe  mon enfant
Tu n’as que quatorze    ans
Si tu es roi
Mon ainé 
Mon enfant…

Si je suis roi
Sire mon Père…

Les lys de France…

 La Justice !

Laisse
Laconiquement
Ces paroles
Tomber  l’enfant  



Et il regarde son père
Sans sourciller
Aussi froid que le marbre
Aussi beau
Qu’une statue
De ces cathédrales
Qui germent partout en France
Aussi furieux qu’un de ces archanges
Qui de son pied albe foule Satan
Et lui plonge l’épée dans ses flancs
Terrifiant malgré ses quatorze ans

 Et il pense et son père comprend bien le reproche voilé 

Comment as-tu  osé penser  à me déshériter ?



-          Il sera terrible et beau  je le pressens
                         Philippe 
           Aussi terrible qu'un roi 
                      Philippe  IV
             Aussi beau qu'un roi
                     Philippe le Bel

 Juge le Monarque père qui peut enfin mourir l’âme en paix !

mercredi 22 juin 2016

Tout de suite !


Le merle
Mon
Copain
Habituellement
Mon ami moqueur
Aujourd’hui
Me dédaigne
Dédaigne
Mes fruits
Dédaigne
Mes cerises…

Merle moqueur
Mon merle roi
C’est le Temps des cerises
 Je t’ordonne d’aimer mes cerises
C’est le Temps de Juin
Mange mes fruits
Oiseau de malheur…

Tout de suite !

Mais il me dédaigne
Mais il dédaigne mes fruits
Trop acides
Mais il dédaigne mes cerises
Trop aigrelettes

Merle moqueur
Mon merle roi
C’est le Temps des cerises
 Je t’ordonne d’aimer mes cerises
C’est le Temps de Juin
Mange mes fruits
Oiseau de malheur…

Tout de suite !

Mais il me dédaigne
Mais il dédaigne mes fruits
 Trop orgueilleux
Mais il dédaigne mes cerises
Trop vaniteux

Et il me siffle

Poète

De tes cerises
De tes fruits
De toi

Assez !

Merle moqueur

Mon merle roi
C’est le Temps des cerises
 Je t’ordonne d’aimer mes cerises
C’est le Temps de Juin
Mange mes fruits
Oiseau de malheur…

Tout de suite !


Mon merle n'en a cure

Mon merle s'envole

Me laisse seul à mes chagrins et à mes peines

Mon merle rit snob

Mon merle me dédaigne conservateur

Il aime les poètes heureux
Il aime les fruits bien ensoleillés
Il aime les cerises bien rouges

Mon merle  trop conservateur !

Merle moqueur
Mon merle roi
C’est le Temps des cerises
 Je t’ordonne d’aimer mes cerises
C’est le Temps de Juin
Mange mes fruits
Oiseau de malheur… 

Je peine 

Maudit Apollon
J’abandonne

 Ou muris-moi

Mes cerises

Tout de suite !

mardi 21 juin 2016

Coquelicot de juin!


Le coquelicot m’avait prévenu pourtant

Ne me cueille pas
Poète
Ami
Laisse-moi
Gentil
Poète
Pousser
Encor

Entre le bleu mauve et la pensée candide

Ne me cueille pas
Ami,  gentil Poète…

Las je ne t’ai pas écouté
Trop pressé de t’embrasser
Gentil Coquelicot
Entre le bleu mauve et la pensée candide
Las, las, las
Je te tiens entre mes mains
Mort
Déjà étiolé

Et je pleure sur ma bêtise
  Coquelicot ami


Et tu blêmis
Ami Coquelicot
Sitôt cueilli
Déjà
Coquelicot gentil
Le vent traitre de juin disperse
D’entre mes doigts
Rosis
Tes pétales
Entre le bleu mauve et la pensée candide….

Neige sanglante…

Assassin gentil
Je te regrette déjà
Gentil Coquelicot
Ami assassin
Mes pieds
Baignent dans ton sang
Coquelicot  ami
Mes vers sont  billes
Dans ton rubis
Et j'en ai honte


Entre le bleu mauve et la pensée candide…


Mais je sèche mes larmes
Ami Coquelicot
Tu reviendras
Dans un jour, une semaine, un mois, un jour
Toujours fidèle
Coquelicot gentil
J’ai bien  tort de pleurer pour si peu
Si mes amis pouvaient être tous comme toi
Mais je sèche mes larmes
Dans ton pavot
Je vais dormir
Mais je sèche mes larmes
Coquelicot gentil
Dans ton gâteau bientôt
Je vais te croquer
Mais je sèche mes larmes


A tout à l’heure

Coquelicot d’été

Coquelicot de juin!

lundi 20 juin 2016

De l'eau !

Bah


Je gagne au Loto ?


 🎇🎇


🎇


Baraka



 😁


 Je m'installe illico


Presto


Au Troca



💦
 De l'eau  !

vendredi 17 juin 2016

τί ἐστιν ὃ μίαν ἔχον φωνὴν τετράπουν καὶ δίπουν καὶ τρίπουν γίνεται



Sphinx


τί ἐστιν ὃ μίαν ἔχον φωνὴν τετράπουν καὶ δίπουν καὶ τρίπουν γίνεται

(Tì estìn hò mían ékhon phônền tetrápoun kaì dípoun kaì trípoun gínetai)

Oedipe

Laisse-moi tranquille. Je ne te répondrai pas. Non, non et non !

Sphinx

Mais mortel tu dois me répondre. C’est ton destin. La Pythie te l’a prédit. Réponds Œdipe ma question est si facile. Si tu veux je te donne des indices…

Œdipe

Non, non et non je ne veux pas. La Pythie me l’a dit,  je vais te répondre, je vais tuer mon père et épouser ma mère. Je ne veux pas qu’Apollon Lokias gagne encore une  nouvelle fois. Toujours à inspirer des criminels le dieu blond, non, non et non !

Sphinx

Tu veux tuer mon  mythe rien que par orgueil ? Veux-tu tant faire pleurer le Poète qui écrit ces lignes ? Et les lecteurs  sont impatients, ils attendent un dénouement…Ils s’attendent au pire avec lui  il faut le reconnaître, ce maudit Poète !

Œdipe

Tu n’es pas Homme, tu ne peux pas comprendre !  (Bruit de vase cassé)

Sphinx
Je t’ai eu !

Œdipe

Les dieux sont incorrigibles. Apollon est trop farceur !

Sphinx

Je vais maintenant me pendre ailleurs chez un autre Poète. Tiens ta couronne et ton bâton…

 Sphinx

Maudit Apollon !

- Un sphynx passe  et miaule

Fin

Ma Mort !


Mon tableau a un beau cadre doré
Et certains esprits chagrins
En rient

« Poète
Le cadre vaut plus cher
Que ta croûte ! »

Ricanent-ils  les méchants…

Et ils ont bien tort
Et ils ont toujours tort

Et j’adore le regarder au soleil couchant
De Pons
Mon tableau
A la lumière d’Apollon
L’on y voit
Entre deux arches de haies
Un nautonier blond
De dos
Y guider
Une barque dans le marais
Au pénombre
Vert et violet
De Gustave Moreau
Des personnes figées
Les passant de l’ombre à la lumière
Comme moi
Mes lecteurs
Me  passant de l’ombre à la lumière
Comme toi
Mon Lecteur
Vers le soleil radieux !

Mon tableau est un trésor
Et il mérite bien
Son beau  cadre doré

Et ils ont bien tort
Et ils ont toujours tort

Et j’adore le regarder à la lune pleine
De Pons
Mon tableau
A la lumière du dieu Lune
L’on y voit
Entre deux arches de haies
Un nautonier blond
De dos
Y guider
Une barque dans le marais
Au pénombre
Vert et violet
De Gustave Moreau
Des personnes figées
Les passant de l’ombre à la lumière
Comme moi
Mes lecteurs
Me  passant de l’ombre à la lumière
Comme toi
Mon Lecteur
Vers le soleil radieux !

Mon tableau  
Je l’ai acheté trop cher
Me disent les envieux
Mais moi je suis content de ma bonne affaire
Et je le chéris
Et je ne le vendrai pour rien
Au monde
Même pas un fauteuil d'académicien
Mon tableau
Acheté
Par hasard
A Fouras…

Mon tableau est un Trésor
Il est magique
Il me porte bonheur
Et son cadre doré le rend bénéfique


Mais je ne crains  qu’une chose
Cependant
Le jour ou la nuit
Où le nautonier du tableau
Se retournera
Me guidera
Dans
Sa barque dans le marais
Au pénombre
Vert et violet
De Gustave Moreau
 Moi figé
Me  passant de l’ombre à la lumière
Comme moi
Mes lecteurs
Me  passant de l’ombre à la lumière
Comme toi
Mon Lecteur
Vers le soleil radieux

Mon nautonier  si joli

Ma Mort !